« Nous avons repris la société en 2011, car on voulait reprendre une entreprise à taille humaine qui fabriquait le même type de machines que celles qu'on fabriquait dans nos emplois précédents, dans une grosse entreprise. À l'époque, Carrer employait trois salariés pour un chiffre d'affaires de 450.000? ».
Élargir l'offre et le prote-feuille clients
« Nous avons commencé par élargir l'offre en proposant notamment des devis en 3D, et en développant la partie électricité, automatismes et robotique. En parallèle, on a étoffé la clientèle en utilisant notre réseau. On gagne en moyenne une quinzaine de clients par an, en faisant en sorte de les fidéliser au maximum. On travaille aujourd'hui beaucoup pour de grosses entreprises agricoles ou agroalimentaires. Grâce à notre expérience dans notre précédent métier, nous concevons et produisons des machines spécifiques en privilégiant le sur-mesure. Nous faisons aussi pas mal de soutien technique au commerce. Auparavant, Carrer n'avait quasiment pas de partie commerce : nous ne faisons que répondre à une demande qui était déjà là ».
Insister sur les services
« Nous faisons aussi beaucoup de maintenance, car nous disposons de tous les outils pour répondre à l'urgence et qu'on est capables de reconstruire rapidement une pièce à l'identique. Nous avons une clientèle de proximité qui, en général, ne dispose pas d'un service de maintenance ». « Nous avons aussi créé un stock important de pièces diverses et variées pour augmenter notre réactivité : il a été multiplié par dix en quatre ans. Et on ne s'interdit évidemment pas de donner des conseils pour améliorer les machines sur lesquelles on intervient, par exemple en automatisant les armoires électriques. Nos concurrents sont principalement étragners, notamment les Hollandais, mais ils ne disposent pas de services de maintenance à proximité, ce qui fait qu'il arrive qu'ils fassent appel à nous pour installer les machines. Mais notre activité n'est pas uniquement liée à agricole ou à l'agroalimentaire : dès qu'il y a de l'électricité, de l'automatisme ou de la robotique, on sait faire! » « Depuis le rachat, que nous avons financé par le biais dau CMB, la banque historique de l'entreprise, nous avons recruté six CDI et un intérimaire. Notre principal investissement a été dans du logiciel de dessin 3D, pour un montant total de 25.000? ».
« Encore plein d'idées, mais la R&D coûte très cher...
» « Pour le reste, nous avons simplement amélioré nous-mêmes les machines dont nous disposions. La CCI nous a également aidé par le biais d'un prêt à taux zéro. Nous venons par ailleurs de recevoir le prix des Espoirs de l'économie du Finistère, ce qui devrait nous apporter un peu plus de visibilité. On a encore plein d'idées de développement, car le secteur agricole, notamment, va forcément devoir se moderniser de façon drastique à l'avenir : certains process n'ont pas évolué depuis 40 ans! Le problème, c'est qu'on se heurte aux coûts de R&D, qui restent très chers »
Carrer SAS
(Plouvorn) P-dg : Patrick Morizur 15 salariés 1,8 millions d'euros de CA 02 98 61 03 98