Micromania fête cette année ses 30 ans. Qu'en retirez-vous ?
Un sentiment de fierté. Une entreprise qui survit à autant de crises, c'est tellement rare quand on sait toutes les difficultés qu'il faut traverser et les erreurs à ne pas commettre.
Micromania a-t-elle commis des erreurs ?
Des petites, sûrement, mais pas beaucoup de grosses. Dans un secteur en révolution permanente, il faut régulièrement réécrire les règles du jeu. Mon prédécesseur (Albert Loridan, fondateur de Micromania, NDLR), tout comme l'équipe qui m'entoure, ont su prendre les bonnes décisions au bon moment. Micromania a connu tous les types d'actionnariat, tous les types de marché, avec des années à + 45 %, d'autres à - 20 %. De véritables montagnes russes ! On a prédit mille fois notre mort, or l'entreprise est encore là et en bonne santé.
Le rachat en 2008 de Micromania par GameStop, nº1 mondial du secteur, a-t-il eu une incidence ?
Il est certain que si l'on avait choisi, lorsque L Capital a souhaité récupérer ses liquidités, de faire appel aux banquiers et de générer de la dette, je ne sais pas où nous serions, au regard de la crise financière qui a éclaté par la suite. On a bien fait de ne pas jouer aux acrobates et de choisir des actionnaires industriels, issus du même métier que nous, qui ont permis à Micromania de conserver son ADN.