Avec la fusion des deux régions Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon, le CRGE étend sa zone d’intervention et appliquera ses missions à l’ensemble du nouveau territoire. Promouvoir l’ensemble des Groupements d'employeurs, les accompagner, les professionnaliser et les aider à gérer leur nouvelle structure seront les objectifs de cette nouvelle structure. Une première rencontre avait déjà eu lieu en juin dernier à Toulouse, organisée par le président du CRGE Languedoc-Roussillon, Olivier Navarro.
"Le GE est dans l'air du temps"
Pour rappel, les groupements d'employeurs (environ 400 Groupements d'Employeurs en France), ne sont ni des agences d'intérim ni des cabinets RH. Ces associations permettent de se décharger du recrutement et de la gestion RH, notamment pour les embauches à temps partiel ou les saisonniers. D'où le nombre élevé de GE dans le secteur agricole, en tout cas dans la région (une cinquantaine). L'intérêt par rapport à l'intérim ? Se regrouper pour partager du personnel. En maillant les besoins complémentaires de deux ou trois entreprises, le groupement peut recruter en CDI des compétences qui travaillent en temps partagé. Lors de la première réunion organisée par le CRGE à Toulouse, une quinzaine de participants ont échangé sur leurs missions. Olivier Navarro expliquait que « le GE est dans l'air du temps car il répond aux tendances d'agilité du marché du travail de la nouvelle génération et permet de travailler pour différents employeurs. » D'un point de vue politique, le GE, encore mal connu du grand public, gagne en reconnaissance : en avril dernier, un séminaire interministériel à Paris rassemblait les GE de France et 500 personnes étaient présentes. Olivier Navarro prévoit pour 2016-17 près de sept créations de GE en région.