Nouvelle étape pour les entreprises bretonnes dans leur conquête du marché du nucléaire civil
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Nouvelle étape pour les entreprises bretonnes dans leur conquête du marché du nucléaire civil

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Que les entreprises bretonnes conquièrent leur part du marché du nucléaire civil, telle est la volonté de l’UIMM Bretagne depuis trois ans. Le 30 juin 2026, la fédération a organisé la première journée d’affaires bretonne consacrée à ce marché, qui a réuni 120 entreprises bretonnes autour des grands donneurs d’ordre comme EDF et Orano.

Thierry Troesch, dirigeant du groupe costarmoricain ST Industries, est l’un des fers de lance du développement des entreprises bretonnes sur le marché du nucléaire civil — Photo : Matthieu Leman

L’UIMM Bretagne a organisé le 30 juin 2026 la première journée d’affaires bretonnes de l’énergie, vouée à la filière du nucléaire civil en Bretagne. L’événement, qui a réuni 230 personnes et 120 entreprises, aux trois quarts bretonnes, a eu lieu au Village by CA Côtes-d’Armor.

"Cette journée est un aboutissement, après trois ans d’efforts collectifs pour comprendre la filière et ses attentes, avec l’aide d’EDF, d’Orano (spécialiste du combustible nucléaire, NDLR) et de l’écosystème normand", explique Thierry Troesch, dirigeant du groupe costarmoricain ST Industries et très impliqué dans le développement de la filière en Bretagne. Trois ans qui ont vu les entreprises bretonnes intéressées (une trentaine) participer à des rencontres d’affaires en Normandie, à des réunions prospectives et des visites (centrale nucléaire, installations d’Orano, site du Cetic, qui reconstitue une centrale nucléaire…).

Souveraineté et décarbonation

Les besoins de la filière sont immenses. Les entreprises du secteur emploient 220 000 emplois directs et 100 000 seront à remplacer ou créés d’ici 10 ans. "L’intérêt va au-delà puisque le nucléaire civil participe à la souveraineté nationale, entraîne une grande implication des territoires, possède une grande visibilité de développement et participe à accompagner l’électrification des usages, ce qui est bon pour la planète", reprend Thierry Troesch.

Des échanges directs

Pour permettre aux entreprises bretonnes de prendre le train du nucléaire civil, la journée s’est décomposée entre des interventions d’EDF et d’Orano, et des échanges directs entre les donneurs d’ordre, qui incluaient aussi Pontichelli, acteur de la construction des centrales nucléaires, et les entreprises présentes.

"La filière du nucléaire civile ressemble un peu à celle de la Défense, dans ses exigences, remarque Thierry Troesch. 75 % des 120 entreprises présentes ont déjà un système d’assurance qualité certifié, par exemple, ce qui est de bon augure."

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