Cédric Breton,
directeur d'IDMer, institut technique de développement des produits de la mer (Lorient)
Le 2 août 2012, l'association était placée en redressement judiciaire. Comment avez-vous réussi à vous relever ?
Nous avons repositionné IDMer en tant que plateforme d'innovation et d'expérimentation. Auparavant, l'institut était un peu plus cloisonné et les industriels ne semblaient pas percevoir son potentiel. Il y a eu également un accord des collectivités (Région, Département, Lorient Agglomération) en 2013 pour remettre le centre technique en marche, avec des projets intéressants et innovants.
Justement, sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Notre activité majoritaire reste la biotechnologie. En ce moment, nous élaborons des soupes et de boissons, à base de légumes/fruits et d'algues pour Tête en mer ; nous travaillons aussi avec l'Apak (Armement de la pêche artisanale de Keroman) pour lui monter une gamme de tartinables, soupes et autres produits. Dans les projets en cours, il y a aussi " Sens-algue ", avec le pôle Valorial, qui vise à valoriser l'algue en tant que légume, ou encore " Langue-vivante ", avec France Filière pêche, pour maintenir des langoustines en vie jusqu'à la vente.
Comment voyez-vous l'avenir du centre technique à terme ?
Pour 2014, nous visons une hausse de 20 % du chiffre d'affaires et un équilibre financier. L'objectif présenté à l'assemblée générale (le 1er décembre), c'est de pouvoir relancer rapidement la dynamique de développement et d'innovation. On se donne un timing de trois, quatre ans, pour voir si la stratégie est la bonne. Il est nécessaire de porter des projets prospectifs et collaboratifs. Le zéro rejet nous ouvre également des opportunités.
- TROIS QUESTIONS