«Nous suivons de près la situation au Maghreb»
# Industrie # International

«Nous suivons de près la situation au Maghreb»

Michel Bartissol,
président de Pfisterer France, commercialisation et distribution de composants et câbles haute tension




Vous travaillez beaucoup dans les pays du Maghreb. Les événements en Tunisie vous ont-ils surpris?

Complètement. En novembre dernier nous étions en Tunisie, au Maroc et en Algérie et nous n'avions rien détecté. Nous avons pris ça dans la figure du jour au lendemain. Nous avions des affaires en cours. Depuis, nous avons reçu des commandes et des règlements. L'activité a l'air de reprendre son cours. Mais aujourd'hui, on n'ose pas dire: «on n'est pas inquiet». Nous suivons de près tout ce qui s'y passe.


Est-ce que le climat de changement qui règne dans ces pays est un frein pour vos affaires?

Non, notre agent circule librement en Tunisie. Nous sommes en liaison régulière. Et dans les trois territoires, tous nos interlocuteurs sont fiers de leur pays et d'entretenir des relations commerciales. En Tunisie, ils sont juste devenus plus pointilleux sur les contrats, qu'ils nous obligent désormais à enregistrer systématiquement. Nous sommes dans une situation intermédiaire où chacun veut devenir irréprochable. En Algérie, ce qui nous gêne le plus, ce sont les problèmes de taxes. L'an dernier, pour l'homologation de nos produits, nous avons dépensé un budget de 200.000euros.


Quelle part représentent la Tunisie, le Maroc et l'Algérie dans votre chiffre à l'export?

Ces trois pays représentent 80% de notre chiffre d'affaires export. Ils sont dans notre portefeuille depuis trois ans. Nous travaillons en partenariat avec Alsace International et nous traitons avec des agents ou des clients en direct dans ces pays. En Algérie, nous avons des partenariats avec des sociétés locales pour installer nos matériels. Nous n'avons pas de partenariats financiers car si des événements se produisent comme en Tunisie, on ne maîtrise plus. Mais compte tenu des enjeux et de la fiscalité locale, nous serons amenés à nous engager financièrement, dans des petites proportions.

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