Dans le calendrier 2025 édité par All the ways to say (6 collaborateurs ; CA : 1,6 M€ en 2024 et 2025), leur marque de papeterie et d’accessoires, Claire Leina et Jean-Charles Da Rocha pourraient surligner bon nombre de dates. Car l’année a été particulièrement dense pour ce couple aixois à la tête de l’entreprise. Non seulement ils ont fait le choix d’externaliser la confection et la logistique, mais ils ont aussi dessiné un nouveau projet : se développer aux États-Unis. Un pays où ATWS était déjà plébiscité, réalisant ses meilleures ventes en France (45 %), en Belgique et aux Pays-Bas puis outre-Atlantique.
1 000 distributeurs dans 40 pays
Fondé il y a 10 ans par Claire Leina pour commercialiser ses propres illustrations, ATWS vend aujourd’hui ses carnets, posters, puzzles, pin’s et autres porte-clés dans une quarantaine de pays, via un millier de boutiques. Essentiellement "des petits concept stores de centre-ville" rencontrés sur des salons, à Londres, Amsterdam, New York ou San Francisco. Car le couple a toujours tenu à faire rayonner sa marque à l’international, en particulier aux États-Unis qu’ils voient comme leur deuxième marché.
Un stock déporté aux Etats-Unis
"On a eu de beaux échanges avec un réseau d’agents commerciaux américains motivés, qui nous ont demandé un stock sur place, retrace Jean-Charles Da Rocha. C’était nouveau pour nous et ça nécessitait 50 000 euros de besoin en fonds de roulement…" Une somme conséquente pour l’entreprise, qui ne pouvait pas vider une grande partie de sa trésorerie. Mais une somme qu’elle n’a pas jugée bloquante pour autant. "On savait qu’on pourrait facilement et rapidement emprunter grâce à la plateforme Karmen, explique l’entrepreneur. Nous nous sommes donc tournés vers elle pour passer le cap et investir dans du stock déporté."
Cette fintech propose en effet des financements court terme de 1 à 24 mois, rapidement mobilisables après des démarches en ligne et moyennant une commission de 0,9 % à 1,1 %. Une offre destinée à assurer l’équilibre de la trésorerie des TPE/PME, comme les offres d’autres plateformes telles que Hero, Wavo ou encore OuiCap.
Une alternative au découvert autorisé
Un outil très utile par exemple lors d’un accroissement de l’activité ou pour des cycles d’exploitation saisonniers. Et une alternative au découvert autorisé auquel ATWS ne parvient pas à avoir accès ainsi qu’au crédit classique. "Les banques financent de l’outillage, de l’immobilier… Du stock, c’est plus difficile, précise Jean-Charles Da Rocha. Un ami nous avait parlé de ces prêts court terme faciles d’accès lors d’un salon Maison et objets, et nous y avions déjà recouru. Cela nous avait permis d’emprunter 40 000 euros sur six mois à deux reprises, pour lancer de grosses productions. Parce qu’on ne travaille jamais en précommande, on fait fabriquer puis on met environ six mois à écouler les produits. Sur les puzzles par exemple, les factures grimpent vite. Comme au lancement d’une nouvelle collection, quand il faut sortir 70 000 euros. Là, on met une partie en fonds propres, mais on complète avec un prêt court terme."
Des fonds débloqués rapidement
Autre avantage de cette option : la réactivité. Pas de rendez-vous, uniquement des démarches digitales, en un temps record. "C’est très rapide, puisqu’on a dû avoir les fonds au bout de 3 jours la première fois et même en 10 heures à une autre occasion ! Les banques se connectent à leur outil pour transmettre tout l’historique de l’entreprise." Reste ensuite à régler les mensualités à partir du mois suivant.
C’est donc ce qu’ils ont fait, aussi, pour tenter l’aventure outre-Atlantique. Qui plus est avec un autre modèle puisqu’ils y ont créé une filiale et s’appuient sur des agents commerciaux pour la première fois. Avec l’espoir d’y décrocher des grands comptes, "qui, là-bas, peuvent être de très grands comptes, souligne Jean-Charles Da Rocha. L’enseigne Anthropologie par exemple, c’est 400 boutiques." De quoi avoir besoin de stock et de trésorerie.