Normandie : Les Ceser des deux régions donnent leur avis sur la fusion

Normandie : Les Ceser des deux régions donnent leur avis sur la fusion

Saisis par les deux présidents de région, les Ceser normands (Conseils Économique Social et Environnemental) ont planché sur les défis à relever d'ici janvier prochain.

L'avis conjoint des deux Ceser (Conseil économique, social et environnemental) de Haute et Basse-Normandie a été adopté le 28 janvier dernier. Un document largement consensuel dont l'objectif premier était de recenser et comparer les politiques des deux collectivités en vue de leur intégration au 1er janvier prochain.




L'épineuse question de la capitale normande

Achevé en moins de cinq mois, le document aborde l'ensemble des sujets, y compris ceux qui n'étaient pas formellement listés dans le cadre de la saisine : à commencer par l'épineuse question de la future capitale régionale ! « On savait dès le départ que l'on ne serait jamais d'accord », concède Jean Callewaert, le président du Ceser bas-normand, « car c'est une source de division plus que de rapprochement ».




Aux élus de trancher

Et c'est d'ailleurs à la demande des Bas-Normands que le sujet a été mis à l'ordre du jour, précise le président du Ceser Haut-Normand Gérard Lissot. Au final, le document recense deux options : « soit on met tout au même endroit, soit on va au bout de la démarche de décentralisation » en distinguant les services centraux régionaux et les services de l'État en région. Sur le fonds, les Ceser ne prennent pas position et renvoient le débat aux élus.




Des régions avec quelles compétences ?

« L'essentiel, résume Gérard Lissot, c'est que l'on s'organise pour qu'il n'y ait pas de discontinuité de l'action publique lors du passage à la collectivité unique ». Même si, certains comme l'ancien président de la filière logistique Normande, Jacques Brifault, l'ont relevé lors de la séance : « les compétences des futures régions ne sont pas encore clairement établies ». Alors malgré les incertitudes, « nous avons cherché tout ce qui nous rapprochait pour dépasser les points de divergence », explique la co-rapporteur de l'avis Jacqueline Saint-Yves. Sur la question, moins cruciale le reconnaissent en coeur les deux présidents, de l'avenir de leurs propres structures, rien ne semble tranché à l'heure dite. La loi et le ministre restent muets sur le sujet ! Les deux présidents proposent simplement de fusionner dans un premier temps les deux assemblées avant la création d'un véritable Ceser Normand fin 2016.