Après avoir travaillé à la commercialisation à l'export de produits Made in France, Nicolas Malaquin a créé son entreprise FlaxComposites en mai dernier. Une société dédiée aux éco-matériaux composites en fibres de lin, une matière première dont 70 % de la production mondiale se situe entre les Hauts-de-France et la Normandie.
L'idée
Au travers d'expériences passées, il dit tomber littéralement « amoureux des capacités étonnantes de la fibre de lin, notamment en termes de résistance, de légèreté et de régulation de l'humidité ». Animé par une envie d'entreprendre et de nombreuses idées sur les applications de cette fibre, il intègre Innotex, l'incubateur du CETI Park, à Tourcoing. Son ambition étant alors la création d'un produit composé de lin pour l'aménagement intérieur.
Le produit
Il faudra attendre deux ans pour que la création de FlaxComposites soit officielle. Nicolas Malaquin lance alors un premier produit de décoration baptisé Innolin. Véritables panneaux de lin, ils sont destinés à habiller les murs et ont la particularité d'être légers. « Ces panneaux sont en liège recyclé, véritable isolant acoustique, sur lesquels est encollée une toile de lin », précise Nicolas Malaquin.
Les marchés
D'aspects et de couleurs divers, les panneaux varient en épaisseur mais aussi au toucher. Le dirigeant de FlaxComposites cible deux marchés avec ce produit : celui de l'aménagement de magasins et de chaînes mais aussi celui de l'habillage de yachts. « Thermoformable, Innolin est façonnable à l'envie. Les panneaux peuvent aussi s'assembler pour de nouveaux aménagements faciles », ajoute le gérant qui compte sur un marché de l'aménagement de magasins, en France, de l'ordre de 1 milliard d'euros. « Pour ce qui est du maritime, le gain de poids d'Innolin est un argument qui fait mouche », ajoute-t-il.
Les ambitions
Après avoir bénéficié d'un accompagnement de 200 000 euros, au sein de différents organismes régionaux, FlaxComposites nourrit des ambitions à l'international. « D'ici à 3 ans, le chiffre d'affaires devrait atteindre les 1,5 million d'euros », prévoit le gérant qui annonce l'embauche, d'ici là, de cinq salariés. « Une situation qui me permettra alors d'acquérir les machines de production, estimées à un demi million d'euros, pour ne plus sous-traiter la fabrication de mes produits. »