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À Nice, la Caisse d’Épargne Côte d’Azur lance la réhabilitation de son siège historique
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À Nice, la Caisse d’Épargne Côte d’Azur lance la réhabilitation de son siège historique

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À peine plus de deux mois après avoir inauguré son nouveau site dans le Var, la Caisse d’Épagne Côte d’Azur lance la réhabilitation de son siège historique, situé au cœur du quartier d’affaires de l’Arenas à Nice. Un chantier qui concerne 530 collaborateurs et s’étalera sur deux ans.

La nouvelle version du siège social de la Caisse d’Épargne Côte d’Azur est attendue pour la fin 2027 — Photo : Rudy Ricciotti Architectes

Le siège de la banque est entièrement vide. Place nette a été faite pour les travaux, prévus pour s’étaler jusqu’à fin 2027.

De nouvelles conditions de travail

Officiellement lancé ce 5 novembre, le chantier doit transformer le bâtiment historique de la Caisse d’Épargne Côte d’Azur (CEZAZ, PNB 2024 : 333 M€), inauguré en 1991 au cœur du quartier d’affaires de l’Arenas, à Nice, et dont elle est propriétaire. "Les collaborateurs bénéficient de conditions qui sont encore bonnes, mais qui ne répondent plus aux conditions de travail du 21e siècle, précise Claude Valade, président du directoire de la CECAZ. Il faut davantage d’espaces partagés, modulaires et modulables, là où nous sommes dans une logique de bureaux très individuels."

Le futur siège de la CECAZ a été dévoilé ce 5 novembre 2025 — Photo : Olivia Oreggia

Pendant les travaux, les 530 collaborateurs conserveront leurs habitudes puisqu’ils sont d’ores et déjà hébergés dans un bâtiment voisin du siège.

Une empreinte carbone divisée par deux

Fallait-il réhabiliter l’existant ou déménager ailleurs à Nice ou même ailleurs dans les Alpes-Maritimes ? La question s’est posée, assure le dirigeant, "mais la réflexion n’a pas duré longtemps. Car, de toutes les façons, nous aurions dû faire des travaux pour vendre le bâtiment ou le réutiliser. C’est ce qui nous a vraiment fait basculer."

Symbole d’une architecture d’un autre temps qui n’avait pas anticipé les questions climatiques, le siège de la CECAZ est devenu bien trop énergivore — Photo : Olivia Oreggia

Aussi bien situé fut-il — à l’entrée de Nice, face à l’aéroport, avec vue sur la mer, entre lignes de tramway et de train —, il était devenu un véritable gouffre en matière énergétique. "Avec toutes ces façades vitrées, nous sommes loin de répondre au Décret tertiaire. Après les travaux, nous diviserons par deux notre empreinte carbone."

Le siège de la CECAZ, situé à l’Arenas à Nice, a été inauguré en 1991 — Photo : Olivia Oreggia

Lumia c’est son nom, sera ainsi doté de tout ce qui peut l’être ou presque en matière de transition énergétique : système de récupération des eaux grises pour l’entretien des espaces paysagers (jusqu’à 11 litres par jour), panneaux photovoltaïques sur le toit, raccordement au réseau Haliotis 2, en construction, qui approvisionnera le quartier en énergie géothermique… Le projet doit être certifié BREAM Very good.

Rudy Ricciotti et des brise-soleil en béton

À la baguette pour rhabiller ces 10 000 m2 de surface plancher, Rudy Ricciotti. L’architecte varois est notamment connu pour avoir signé le Mucem à Marseille. On lui doit aussi le multiplex Cineum à Cannes, le musée Jean Cocteau à Menton ou encore le siège d’Iter à Cadarache. Là encore, il a opté pour du béton, un béton fibré ultra haute performance (BFUP) qui composera les 1 400 brise-soleil de la façade, qui seront quant à eux fabriqués dans la Drôme.

Le lancement des travaux de la CECAZ s’est fait en présence de Rudy Ricciotti, architecte, Claude Valade, président du directoire de la Caisse d’Épargne Côte d’Azur, Christian Estrosi, maire de Nice, Françoise Lemalle, présidente du conseil de surveillance et d’orientation de la CECAZ, et Philippe Pradal, vice-président délégué aux Finances de la Métropole Nice Côte d’Azur — Photo : Olivia Oreggia

"Nous n’avons pas martyrisé le bâtiment, on le désosse, on fait tout ce qu’on peut pour recycler, éviter de gaspiller, précise Rudy Ricciotti. Et ces brise-soleil sont une technologie 100 % française. Ce qui me préoccupe dans mes chantiers, c’est de fabriquer français, avec des savoir-faire français, des énergies et des intelligences françaises, même si cela peut vous paraître pornographique, a-t-il ajouté, un brin provocateur, dans son discours. Et je peux vous dire que ce n’est pas cher du tout !".

Un dernier élément qui aura fait sourire Claude Valade et Françoise Lemalle, la présidente du conseil d’orientation et de surveillance de la CECAZ. Le montant de l’investissement est en tout cas resté secret.

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