J-3 avant le top départ de The Bridge 2017, la Transatlantique qui part de Saint-Nazaire ce dimanche 25 juin et qui mettra aux prises le Queen Mary 2 et les plus grands multicoques du moment. The Bridge 2017, c'est aussi une aventure entrepreneuriale. A bord du liner construit à Saint-Nazaire, 1.000 dirigeants et collaborateurs vont réfléchir à l'entreprise de demain.
Parmi eux, Laurent Stephan, dirigeant de la société nantaise 4 Mod Technology qui conçoit des télécommandes et des objets connectés. Pourquoi prend-il part à cette transatlantique inédite ? Interview au micro de Simon Janvier, pour la Radio des entreprises.
Le Journal des entreprises : 4 Mod Technology fait partie du Club des 100, le club qui réunit la centaine de partenaires de l’événement The Bridge. Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre part à cette traversée ?
Laurent Stephan : "Ce qui nous a motivé, c’est le passage de la France vers les Etats-Unis qui entre en résonnance avec notre investissement et l’ouverture de notre filiale aux Etats-Unis l’an dernier. Le projet est aussi complétement dingue. Et puis je ne suis pas un spécialiste du trimaran et des croisières mais le fait que le projet soit porté par des gens atypiques comme Yves Gillet ( président du club des 100, P-dg du groupe Keran) a beaucoup joué dans ma décision de participer au club des 100."
Dans The Bridge, il y a l’aspect sportif mais il y aura aussi à bord des ateliers, conférences pour réfléchir à l’entreprise de demain. Est-ce que cela a participé à votre intérêt pour l’événement ?
"Au départ, comme nous nous sommes engagés, il n’y avait pas de programme. Cela va permettre de se projeter, il y aura des choses assez structurantes pour ceux qui souhaitent s’interroger sur le devenir de leur boite. Pour ma part, j’y vais plus pour lâcher les bords et être moins connecté. "
Vous partez pendant une semaine avec votre associé. Est-ce que ce n’est pas trop difficile de quitter son entreprise aussi longtemps ?
"Cela sera la première fois que l’on quitte l’entreprise sans avoir de contact journalier avec les autres membres de l’entreprise. On va apprendre à vivre avec. On n’était pas très rassuré au départ mais plus cela va, plus on se dit que cela va se faire. Parallèlement, on va avoir un temps qui est précieux pour construire la suite. On espère que l’expérience sera positive. "
En attendez-vous un effet réseautage ? Est-ce que vous espérez créer du business suite à The Bridge ?
"Pas forcément, en tout cas a priori. En revanche dès le moment où on sort de chez soi, on a toujours intérêt à aller à la rencontre des autres. On va forcément apprendre plein de choses à apprendre, mais a priori on ne sait pas quoi, c’est ce qui est intéressant. "
A quelques jours du départ, ressentez-vous une pointe d’appréhension ?
"Oui, l’idée de passer 10 jours sur un bateau est presque une hantise. J’ai un petit peu peur de l’enfermement. Beaucoup de chefs d’entreprise sont habitués à avoir des trajets courts très définis dans le temps. On ne se donne pas souvent le luxe de partir 10 jours et sur un bateau où l’on ne pourra pas partir ! Ce n’est pas du tout mon rêve de vacances. "
C’est un investissement pour une entreprise ?
"Oui. En terme d’investissement marketing, cela équivaut à deux salons en Europe sur des secteurs très spécialisés. Donc il a fallu faire un arbitrage. On espère que cet investissement va être fructueux pour l’entreprise. On s’est posé plus d’une fois la question "
Pour aller plus loin :
Le pari fou de Damien Grimont, skipper et chef d'entreprise vannetais, et créateur de The Bridge
The Bridge. En croisière, Néovivo réfléchit à son avenir
Rennes. L'Atelier Le Mée habille The Bridge
Nantes. 4Mod Technology va s'installer aux États-Unis
Retrouvez l'interview radio de Laurent Stephan :