Nantes Métropole : Quels impôts vont augmenter en 2016 ?

Nantes Métropole : Quels impôts vont augmenter en 2016 ?

Face à la baisse des dotations de l’Etat, Nantes Métropole va voter en cette fin de semaine une hausse d’impôts de 40 millions d’euros. Entreprises et ménages vont être impactés.

Comme l’ensemble des collectivités locales, Nantes Métropole doit composer avec la baisse des dotations de l’Etat. Face à cette nouvelle donne, la collectivité va voter ce vendredi une augmentation des impôts. Au total, la hausse de la fiscalité lui apportera 40 millions d’euros supplémentaires en 2017. Si une taxe baisse, trois autres augmentent :



- Le taux de la taxe d’habitation passera de 8,56 à 10,14% en 2016.

- Le taux de la taxe foncière passera de 0,66 à 6,41% en 2016.

- Le taux de la cotisation foncière des entreprises passera de 30,53 à 31,49% en 2017.

- En revanche, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères baisse de 10,73% à 7,50%.




Baisse des dépenses de fonctionnement

Présidente de Nantes Métropole, Johanna Rolland indique que cette hausse d’impôts s’accompagne d’une augmentation du recours à l’emprunt et d’une baisse annuelle de 7 millions d’euros des dépenses de fonctionnement de la métropole. « On serre les boulons à tous les niveaux », indique Pascal Bolo, vice-président de Nantes Métropole. Figurent, pêle-mêle, dans ce plan d’économies : l’amélioration du traitement des déchets, la renégociation de contrats de délégation de services publics, la maîtrise de l’enveloppe des subventions. Ce plan d’économies prévoit même… une hausse (!) de 1% de la masse salariale...

Ce plan doit permettre de faire baisser les dépenses de fonctionnement de la collectivité. Auparavant, ces dépenses augmentaient de 2,8% par an, indique Pascal Bolo.




Grands projets

Cette stratégie financière doit permettre à la collectivité de « se mettre en situation d’agir », justifie Johanna Rolland. Pour la maire de Nantes, les 40 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires « permettent d’investir 500 millions sur cinq ans, en prenant en compte les subventions associées et le recours à l’emprunt ». Et de financer de grands projets comme le transfert du Min, la rénovation de la gare ou le renouvellement de 150 bus.




« Promesse non tenue »
Le projet budgétaire de Nantes Métropole est vivement attaqué par l’opposition de droite. « Le budget des ménages nantais s'en trouvera considérablement impacté alors que Johanna Rolland avait promis de ne pas augmenter les impôts une fois élue. Encore une promesse non tenue du Maire de Nantes ! », estime ainsi Laurence Garnier, chef de fil de l’opposition nantaise.