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Nantes : Le transfert du Min coûtera finalement 148 millions d’euros
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Nantes : Le transfert du Min coûtera finalement 148 millions d’euros

Le transfert du Min de Nantes à Rezé devrait finalement coûter une cinquantaine de millions d’euros de plus que prévu. Le bâtiment s’étendra en 2018 sur 62.000 m².

Le transfert du deuxième Min de France derrière Rungis coûtera plus cher que prévu. En octobre 2018, chassé par la construction du nouveau CHU, le marché d’intérêt national quittera l’Ile de Nantes pour Rezé, au sud de l’agglomération. Supporté intégralement par Nantes Métropole, l’investissement devrait finalement se monter à 148 millions d’euros TTC, soit une cinquantaine de millions d’euros de plus que ce qui était initialement prévu.




Extension de 14.000 m²

Pour Nantes Métropole, deux raisons expliquent ce surcoût. D’abord, les concepteurs ont décidé de construire un bâtiment plus grand. Celui-ci ne s’étendra plus sur 48.000 m², mais sur 62.000 m². À la clé, 22 millions d’euros HT supplémentaires sur la facture. Ensuite, la municipalité s’est rendu compte que l’écrasante majorité des 109 entreprises actuellement basées au Min, et qui emploient 1.200 salariés, n’est pas propriétaire de ses murs et désire continuer à en être locataire. L’aménagement des locaux par la collectivité génère une rallonge budgétaire de 29 millions d’euros HT.




Négociations encore en cours

D’un seul tenant et doté de plus de 40.000 m² de panneaux photovoltaïques sur son toit, le nouveau bâtiment a été confié à une équipe de maîtrise d’œuvre conduite par Erik Giudice Architects. Le dossier de permis de construire sera déposé en avril, le lancement des appels d’offres est programmé en octobre, le début des travaux début 2017. L’emménagement des entreprises à Rezé doit se dérouler en octobre 2018. Un « calendrier serré », estime Pascal Bolo, adjoint au maire de Nantes et président du Min. Surtout que les négociations avec les futurs locataires sont loin d’être terminées. Pour l’instant, une dizaine d’entreprises a signé son transfert, parmi lesquelles Atlantic Primeur, Pronatura ou Coudrais.




« Un véritable engouement de la part des entreprises »

Vice-président de Nantes Métropole, Alain Robert confie que le projet a connu « une période de latence », mais que le dossier « est en train de s’accélérer ». Selon l’élu, mi février, la collectivité recensait moins de dix engagements de la part des entreprises. Début mars, « on sera à une vingtaine de signatures », certifie l’élu qui évoque « un véritable engouement de la part des entreprises ». Pascal Bolo opine : « On aura à peu près tout le monde. On a même agrandi la superficie du projet ». La collectivité a-t-elle essuyé des refus ? « De mémoire, deux ou trois. Mais pas plus que cela », indique Pascal Bolo. À terme, Nantes Métropole espère qu’une centaine d’entreprises ralliera le nouveau Min.

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