"Libérons le bon sens collectif !". C’est le nom du think tank lancé par Raymond Vial et Benoît Fabre, respectivement ancien président de la Chambre d’Agriculture de la Loire et ancien président du Medef Loire.
Peser dans la campagne municipale de Saint-Étienne
Fondateurs en 2019 du Collectif économique de la Loire — qui a depuis été à l’origine de projets porteurs pour le territoire (boucles de courant, mobilité, promotion de la filière nucléaire avec Fusion 42, etc.) —, les deux anciens responsables économiques, désormais libérés de leurs mandats, ambitionnent de peser dans la campagne des élections municipales de 2026 à Saint-Étienne.
"Pour mettre en œuvre les bonnes solutions, nous devons orienter nos réflexions et les débats de la campagne municipale 2026 sur les causes réelles des problèmes, et pas uniquement sur les symptômes", expliquent-ils dans un communiqué.
"Une nouvelle ère de gouvernance"
Convaincus que "seule une nouvelle alliance avec le monde économique permettra de stopper le déclin de notre territoire", les deux protagonistes souhaitent, au lendemain de la condamnation du maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau (dans l’affaire de la sextape), "la mise en place d’une nouvelle ère gouvernance, avec l’exigence de l’efficacité dans les dépenses d’argent public". Raymond Vial et Benoît Fabre veulent aussi "donner un nouvel élan à Saint-Étienne, ville centre à redéfinir", "reconquérir l’habitat en centre-ville", "mener les combats contre la pauvreté et l’insécurité" et "porter une ambition pour notre jeunesse".
"Pas d’avenir sans une économie forte"
Un programme encore un peu vague, mais qui a le mérite de placer les acteurs économiques au cœur des débats. "L’avenir de Saint-Étienne et de la Métropole ne se construira pas sans une économie forte et impliquée dans la gouvernance de la cité, aux côtés des élus et de l’État. Il n’y aura pas d’avenir communal sans un avenir métropolitain équilibré !", concluent les deux anciennes figures de l’économie stéphanoise.