Noémie Boschetti a travaillé pendant 15 ans à la direction marketing international de marques de luxe. Quand cette maman de trois enfants, âgée de 39 ans, quitte Paris il y a deux ans et s’installe à Strasbourg pour suivre son conjoint, celle-ci fonde sa société de conseil en marketing et communication. Noémie Boschetti se souvient : « j’ai certes décroché des clients à Paris et à Lyon, mais on ne m’attendait pas forcément ici. Il y a eu une petite perte de repères dans la vie quotidienne et en parallèle, j’ai donc cherché un réseau de parents. Je n’ai pas trouvé satisfaction, j’ai alors créé ce que je recherchais ».
4500 membres
Tout est parti d’un groupe privé lancé sur Facebook. Mums in Strasbourg est né en février 2016. Forte d’une communauté de 4500 membres à Strasbourg, Noémie Boschetti a ensuite voulu monétiser le concept qui se veut être « un facilitateur de vie. Il s’agit du meilleur des bons plans approuvés par une communauté de mamans comme les sorties, les loisirs, le shopping, les services quotidiens, la scolarité etc ».
Le site Mums in vient d’être lancé à Strasbourg et s’accompagne également d’un réseau social ouvert aux mamans, mais aussi aux pères et aux grands-parents. D’ici le début d’année prochaine, Mums in Colmar, Mulhouse et Montpellier devraient voir le jour.
Etendre le réseau à 47 villes d'ici trois ans
Noémie Boschetti a déposé la marque et l’objectif à trois ans est d’ouvrir dans 47 villes de France de plus de 100.000 habitants.
Le modèle économique repose sur les annonceurs qui bénéficient de tarifs adaptés en fonction de la taille et du chiffre d’affaires, d’une boutique en ligne qui deviendra, à terme, une marketplace de créateurs locaux et l’organisation d’événements.
De plus, Noémie Boschetti, présidente de la petite entreprise, souhaite collecter des data, « non pas pour les revendre, mais pour réaliser des études statistiques ». Celle-ci s’est entourée, il y a six mois, de Marie Burel, directrice générale.
« Le site internet a été lancé sur fonds propres avec nos économies personnelles, soit quelques dizaines de milliers d’euros. En début d’année, nous envisageons une levée de fonds auprès d’investisseurs privés », précise Noémie Boschetti.