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Mulliez Richebé : la quatrième génération prend les rênes de la PME familiale
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Mulliez Richebé : la quatrième génération prend les rênes de la PME familiale

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À la tête de Mulliez Richebé depuis juillet, Thomas Mulliez incarne la quatrième génération de cette PME familiale centenaire, qui fabrique des emballages en carton et de la PLV. Installée à Chéreng, près de Lille, l’entreprise de 45 salariés entend poursuivre ses investissements industriels et muscler sa stratégie RSE, tout en étant attentive aux opportunités de croissance externe.

Bruno Mulliez et son fils Thomas, qui vient de prendre les rênes de l’entreprise familiale — Photo : Elodie Soury-Lavergne

La PME familiale Mulliez Richebé change de mains. Thomas Mulliez l’a rachetée à son père, Bruno Mulliez, lui-même représentant de la troisième génération, qui a officiellement pris sa retraite début juillet. Une nouvelle ère s’annonce pour ce fabricant d’emballages en carton et de PLV, âgé de 113 ans. Avec 45 salariés, l’industriel installé à Chéreng (Nord) réalise un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros.

Apporter une pierre à l’édifice

Diplômé de l’EDHEC, une école de commerce lilloise, Thomas Mulliez s’est intéressé sur le tard à la reprise de l’entreprise familiale. L’entrepreneur a d’abord créé sa propre société avec l’appui d’Euratechnologies, Melchior, un site Internet de vente de vins qui a depuis été revendu. Il a ensuite rejoint la PME familiale en 2019, "pour un test" qui s’est avéré concluant. Désormais seul aux manettes, il n’entend pas révolutionner l’entreprise mais s’inscrire dans la continuité de son père, tout en apportant sa propre pierre à l’édifice. "Quand je suis arrivé dans l’entreprise, j’ai demandé quelle était la stratégie à 5 ans, avant de me rendre compte que c’était déjà bien de piloter une PME année par année", se remémore-t-il, amusé.

55

S’il n’est par exemple pas question de remettre en cause l’équilibre entre les deux activités (l’emballage carton représente 55 % CA et la PLV 45 %), réalisées pour une clientèle essentiellement basée dans les Hauts-de-France, le jeune dirigeant se dit à l’écoute d’opportunités de croissance externe. "Avoir à terme dans l’entreprise une solution d’emballages réemployables constituerait une suite logique à notre activité", anticipe-t-il.

Poursuivre les investissements

La PME revendique 350 000 euros d’investissements par an en moyenne, dans l’entretien machine, les petits équipements, etc. "Et tous les 5 à 6 ans, nous engageons un investissement plus conséquent", complète Thomas Mulliez. Le dernier en date concerne une nouvelle machine de découpe, emballage, impression et collage de carton, en vue de gagner en productivité (12 000 cartons à l’heure contre 3 000 auparavant) et en compétitivité. Opérationnelle depuis un an, elle est le fruit d’un investissement de 2 millions d’euros, soutenu par la Mel (Métropole européenne de Lille) à hauteur de 100 000 euros et par le fonds régional Finorpa, avec un prêt d’honneur de 100 000 euros.

Le prochain gros investissement, en cours, concerne l’aménagement des locaux. Un million d’euros va être consacré à l’extension du bureau d’études et à sa jonction avec un autre bâtiment, qui sera modernisé. "L’idée est de connecter davantage la production aux bureaux, grâce à un réfectoire commun", indique-t-il.

Muscler la démarche RSE

Côté RSE, si quelques actions sont en place, Thomas Mulliez affiche la volonté de "formaliser le bilan carbone de l’entreprise". La PME familiale peut déjà s’enorgueillir de pratiquer le partage de la valeur, de recycler toutes ses chutes liées à la découpe ou encore d’intégrer 80 % de matière recyclée dans ses cartons. "Nous réfléchissons à d’autres démarches comme l’isolation des locaux ou la végétalisation du site. Pour les prochains investissements machines, nous allons être attentifs à leur lieu de fabrication et à leur consommation", annonce le dirigeant.

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