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Morbihan : Zimaly tisse sa toile entre e-commerce et boutique physique
Morbihan # E-commerce # Création d'entreprise

Morbihan : Zimaly tisse sa toile entre e-commerce et boutique physique

Nicolas Caudal a lancé Zimaly, une société qui tisse sa toile autour de l’univers de l’enfance. Le concept associe sites de vente en ligne et magasin à Plescop.

« La boutique n’était pas dans mon business plan. C’est un copain, agent immobilier qui m’a montré ce local et j’ai vu que c’était une véritable opportunité.<TH>» Nicolas Caudal vient d’ouvrir Zimaly, au rond-point de Tréhuinec à Plescop. Ce magasin de jouets, joue la carte d’un sourcing bien particulier. « C’est différenciant, nous faisons découvrir d’autres types de jouets, imaginés par des créateurs, basés sur l’éveil, le jeu en famille,etc. » Basé sur les jeux en bois, en matériaux écologiques, sur l’innovation, l’univers de Zimaly se veut différenciant du positionnement des grandes enseignes du marché.


Rachat de trois sociétés
Et cette différenciation ne s’arrête pas. La société Zimaly ne se limite pas à une boutique physique. « J’ai constitué un pôle enfance. Pour ses débuts, Zimaly compte un salarié. Entre décembre dernier et février, j’ai racheté trois sociétés qui renvoient à huit sites e-commerce. Leur chiffre d’affaires oscillait entre 30.000 et 500.000 €. Elles ont en commun de commercialiser des produits qui me plaisent et surtout d’avoir un potentiel à révéler », analyse le chef d’entreprise.

Plongeon dans l'entreprise
Atypique Zimaly comme son dirigeant, titulaire de trois Master 2. « Je suis ingénieur de formation et je suis issu du haut niveau en natation avec un diplôme d’instructeur national. Dans tous les postes précédents que j’ai exercés, j’ai toujours été cadre.» Un tremplin vers la création d’entreprise. La feuille de route est claire pour ce pôle enfance. Sur les huit sites de départ, le chef d’entreprise n’en a gardé que quatre. À cela s’ajoutera celui de Zimaly.fr qui regroupera plusieurs produits des autres sites.


Un feeling payant
Pour l’acquisition des trois sociétés, Nicolas Caudal n’a pas parié sur la surenchère mais sur l’échange. « J’ai basé mes recherches sur des bases de données comme le Fusacq et j’envoie un mail indiquant que je suis intéressé par le rachat de la société. À 98 % on me répond, non merci l’entreprise n’est pas à vendre. Et pour certains c’est le début d’un contact. Dans mes rachats, je n’ai pas été celui qui faisait la meilleure offre. C’est le feeling et l’échange avec les cédants qui paye.»
Projet de croissance externe
S’appuyant sur un apport personnel, un concours bancaire et l’aide du réseau initiative, Nicolas Caudal tisse sa toile. Objectif: réaliser 800.000 € de CA la première année. « C’est ce que font actuellement les sociétés que j'ai rachetées. À cela s’ajoutera la boutique.» Ayant en projet l’acquisition d’une quatrième société, il entend passer les trois prochaines années à assurer le développement commercial en interne. Changement de braquet d’ici trois à cinq ans avec une opération de croissance externe. « C’est dans le domaine du jouet », glisse tout juste le dirigeant.

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