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Mondial de rugby : Orange investit pour renforcer le haut-débit à La Beaujoire
Nantes # Télécoms # Investissement

Mondial de rugby : Orange investit pour renforcer le haut-débit à La Beaujoire

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Opérateur télécoms exclusif pour la Coupe du monde de rugby, Orange a participé à un investissement de 2 millions d’euros pour multiplier par dix la connectivité du stade de la Beaujoire, à Nantes. L’enceinte des Canaris, qui accueillera 4 matchs de poule, bénéficie ainsi d’un investissement rendu indispensable à l’approche de cet événement sportif international.

Jean-Marc Escalettes, Directeur Orange Grand Ouest, et Thierry Broust, directeur des opérations Coupe du monde de rugby et JO 2024 chez Orange — Photo : David Pouilloux

À moins d’être ouvertement allergique à l’actualité sportive, impossible d’ignorer que la Coupe du monde de rugby se déroulera en France, à compter du 8 septembre prochain. Quatre matchs de cette compétition se joueront à Nantes, à La Beaujoire, et dans les meilleures conditions de connectivité pour celles et ceux qui auront la chance d’avoir des billets. Avec les autres opérateurs français (SFR, Bouygues et Free), Orange vient d’investir près de 2 millions d’euros sur le site qui a l’habitude de voir les Canaris (joueurs du Football Club de Nantes, NDLR) taquiner le ballon rond. Pour l’événement phare du ballon ovale, l’opérateur télécoms exclusif de cette compétition a mis les bouchées doubles pour faire passer le stade dans une autre dimension. "L’enjeu est énorme, résume Jean-Marc Escalettes, directeur d’Orange Grand Ouest (Pays de la Loire, Bretagne, Normandie et Centre-Val de Loire). Une coupe du monde est un événement suivi à l’échelle planétaire. À l’heure d’internet et des réseaux sociaux, il n’était pas envisageable que La Beaujoire reste à un niveau de performance en deçà des standards d’une compétition internationale."

Un débit multiplié par dix

La Beaujoire a 40 ans et n’a en effet pas bénéficié du rajeunissement numérique des stades de l’Euro de foot 2016. Pour avoir une idée du bond en avant effectué en termes de haut débit, il est important d’avoir en tête que La Beaujoire, avant ces investissements, c’était deux antennes-relais, et bien des difficultés à envoyer ne serait-ce qu’une photo les jours d’affluence… Après l’intervention des techniciens et ingénieurs d’Orange, c’est une cinquantaine d’antennes qui ornent La Beaujoire, dont 36 fixées au-dessus des tribunes et 19 dans les coursives. "Nous avons multiplié par dix la puissance de la connectivité, déclare Jean-Marc Escalettes. Quand le stade sera plein, il sera possible que les 35 000 spectateurs diffusent en même temps le match en live à partir de leur téléphone sur leurs réseaux sociaux." "Le stade entre dans le XXIe siècle, avec des performances proches de celles du Stade de France", décrit Romain Le Bouar, concepteur du réseau mobile chez Orange.

Romain Le Bouar, concepteur du réseau mobile chez Orange — Photo : David Pouilloux

Diffusées dans le monde entier

Un autre défi était à mener, lui aussi technique : retransmettre en direct toutes les images du match, les envoyer en région parisienne au centre opérationnel afin qu’elles soient diffusées dans le monde entier. "Nous avons aménagé un centre technique sous une des tribunes qui comporte les armoires, les câbles, la fibre optique, explique Romain Le Bouar. Plus d’une centaine de mètres carrés ont été décaissés et un système de refroidissement a été installé." L’investissement représente plusieurs centaines de milliers d’euros, et il sera lui aussi partagé entre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues et Free).

Doublement des infrastructures télécoms

Les enjeux d’images, pour Orange, par ailleurs sponsor historique des équipes de France de rugby, mais aussi pour World Rugby (organisateur du tournoi) et le pays recevant cet événement, la France, sont évidemment considérables. "Les enjeux de cybersécurité sont également très importants. C’est sûr que l’on va être attaqué, prévient Jean-Marc Escalettes. On s’est préparé à ça." Mais les cyberattaques ne sont pas les seules à être dans le viseur. Risques terroristes, dégradations volontaires des infrastructures lors de manifestations et autres accidents sont à craindre. Les sources d’alimentation en électricité du stade ont été doublées par les équipes d’Engie afin de parer à tout acte malveillant ou accident. "On ne peut pas imaginer une panne en plein match, glisse Thierry Broust, directeur des opérations pour la Coupe du monde de rugby et pour les JO de Paris 2024, chez Orange. Tout ce qu’il y a dans le stade et sur notre réseau télécoms fibre est également doublé pour éviter l’interruption de la retransmission de la compétition." Dans un autre langage, on parle de protection ceinture et bretelles.

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