Finistère
Michel-Édouard Leclerc réaffirme son engagement envers les producteurs locaux
Finistère # Distribution # Commercial

Michel-Édouard Leclerc réaffirme son engagement envers les producteurs locaux

S'abonner

Michel-Édouard Leclerc était ce jeudi à Landerneau, berceau historique du mouvement E. Leclerc, à l’occasion du premier marché des alliances locales de la Scarmor, la centrale d’achat finistérienne du réseau. L’occasion pour le dirigeant de réaffirmer les liens qui unissent l’enseigne aux producteurs locaux et sa volonté de favoriser le circuit-court.

Michel-Édourd Leclerc, président d’E. Leclerc, aux côtés de Lucile Chaput, qui dirige le magasin E. Lerclerc de Queven, et de Bruno Roudaut, le président de la Scarmor, lors de la première édition du Marché des alliances locales de la Scarmor — Photo : Jean-Marc Le Droff

Huîtres, fromages, cidre, sushis, crêpes... Plus de 80 producteurs du Finistère, des Côtes-d’Armor et du Morbihan s’étaient donné rendez-vous à Landerneau, ce jeudi 12 septembre, à l’occasion du premier Marché des alliances locales de la Scarmor, la centrale d’achat des 43 magasins de l’ouest de la Bretagne du mouvement E. Leclerc. Créées en 2010 pour favoriser le circuit-court dans ses enseignes, les alliances locales sont des contrats noués par les centrales d’achat du groupe avec des producteurs locaux.

700 producteurs locaux ont noué des partenariats

Seules conditions pour les producteurs pour en faire partie : être implanté à moins de 100 km d’un des magasins adhérents, et ne pas dépasser les 20 millions de chiffre d’affaires. "À l’heure actuelle à l’échelle de la Scarmor, nos 43 magasins ont noué plus de 1 700 partenariats avec plus de 700 producteurs locaux. Sur les six premiers mois de l’année, cela représente un chiffre d’affaires de plus de 17 millions d’euros", retrace Lucile Chaput, qui dirige le magasin E. Leclerc de Quéven et qui s’est particulièrement investie dans l’organisation de la première édition de ce marché.

"Dans le cadre de ces alliances locales, on ne parle quasiment pas de prix mais avant tout de produits. Les producteurs fixent eux-mêmes le prix de vente, qu’ils ajustent ensuite si besoin", assure-t-elle. "Ils viennent aussi régulièrement dans nos magasins, car il n’y a rien de mieux pour vendre que le contact avec le public", complète Bruno Roudaut, le président de la Scarmor.

Des espaces de négociation à petite échelle

"À l’échelle nationale, les alliances locales représentent plus de 18 000 contrats avec 7 500 producteurs", détaille pour sa part Michel-Edouard Leclerc, le président du groupe. "Pour les producteurs, ces alliances sont un bon moyen d’accéder à des espaces de négociation à plus petite échelle et en proximité. À l’opposé des grands-messes qu’on nous impose au niveau national et qui, si elles restent nécessaires, sont plus juridiques que commerciales", estime-t-il.

" Lors des dernières crises, quand les petites PME avec lesquelles nous travaillons étaient en difficulté de trésorerie, nous étions là !"

Autre avantage selon lui : "En temps de crise comme nous en avons connu récemment, ces alliances assurent la permanence d’une relation qui n’est pas fondée uniquement sur une stratégie commerciale et de la négociation, mais qui comprend également une grande part d’affect de soutien à l’économie locale. Lors des dernières crises, quand les petites PME avec lesquelles nous travaillons étaient en difficulté de trésorerie, nous étions là !".

Pour la création d’un label européen intégrant le bien-être animal

Interrogé sur l’élevage porcin de Saint-Carreux (22), récemment épinglé par l’association L214 pour des mauvais traitements infligés aux animaux, Michel-Édouard Leclerc répond avoir arrêté de travailler avec ce fournisseur. "Nous défendons évidemment le bien-être animal, mais c’est avant tout à la filière et aux producteurs se mettre au carré", estime-t-il, renvoyant également la balle à l’État. Il ajoute au passage être favorable à la création d’un label commun intégrant le bien-être animal à l’échelle de l’Union Européenne. "L’idéal serait que les interprofessions en définissent elles-mêmes le cahier des charges", conclut-il.

Finistère # Distribution # Commercial # PME