Métallurgie : Des embauches en vue malgré des métiers en tension
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Métallurgie : Des embauches en vue malgré des métiers en tension

RECRUTEMENT Après des années difficiles, les PME de la métallurgie devraient recruter 1.200 personnes par an d'ici à 2013.

L'Observatoire Emploi Formation de la Métallurgie, dépendant de l'UIMM Loire, vient de publier les premiers résultats de la première enquête sur le secteur métallurgique dans la Loire. Le but de cette étude, réalisée auprès de 128 entreprises, est d'analyser l'activité des entités de ce secteur tout en regardant de plus près leur évolution en termes d'emploi et de formation. «Cette première étude répond à un besoin en matière de statistiques et de données chiffrées, explique Bruno Leprêtre, secrétaire général de l'UIMM Loire.




Les intentions d'embauches repartent à la hausse

Après avoir subi entre2008 et2009, une sévère récession avec près de 2.500 emplois perdus dans la Loire, le secteur prévoit d'engager une série d'embauches entre2011 et2013. En effet, les entreprises de moins de 200 salariés interrogées estiment qu'elles devraient créer environ 1.200 postes par an sur cette période dont 85% en CDD, CDI et intérim.




De nombreux métiers en tension

Paradoxalement, les entreprises éprouvent toujours des difficultés de recrutement. «Même si des métiers comme la recherche, l'innovation ou l'informatique industrielle sont en émergence, nous sommes confrontés à des métiers en tension», développe Bruno Leprêtre. D'après l'étude, 67% des entreprises de moins de 200 salariés et 85,7% des sociétés de plus de 200 salariés avouent connaître des difficultés de recrutement. En cause, l'inadéquation entre les compétences recherchées et le profil des candidats, un nombre insuffisant de candidatures ou bien une image négative de certains métiers. Une des solutions privilégiée se situe dans l'apprentissage et la formation mais là encore il reste du travail. «L'embauche des jeunes ne compense pas les départs à la retraite, avance Bruno Leprêtre. Nous devons encore développer l'apprentissage et la professionnalisation.» Rappelons tout de même qu'en 2010, 12.000 personnes ont suivi un stage de formation.



Nicolas Bros

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