30 000 utilisateurs, 20 000 euros de volume d’affaires et 60 000 produits mis en vente… tout cela en seulement six mois. Lancée en mai 2025 à Clermont-Ferrand, Meerai, spécialisée dans les mangas d’occasion, connaît un début fracassant pour une plateforme de transactions entre particuliers.
Une technologie qui facilite le matching
L’entreprise surfe sur un marché en pleine croissance, la France se classant deuxième pays le plus consommateur de mangas derrière le Japon. Et là où la marketplace innove, c’est que son modèle est entièrement articulé autour des produits et non pas des annonces, avec l’objectif de rendre l’expérience utilisateur aussi intuitive et fluide que dans l’e-commerce. "Notre application a décollé assez vite car nous avons optimisé, automatisé beaucoup de choses, dont la mise en relation entre particuliers. Cela nous a permis de connecter très rapidement l’offre et la demande. La technologie permet cette connexion", souligne Aurore Martinet, fondatrice de Meerai et ingénieur. Le vendeur peut générer en deux clics une annonce en scannant le code-barres du manga. Côté acheteur, les algorithmes identifient les vendeurs qui proposent le plus grand nombre de produits recherchés, permettant des achats groupés à des prix avantageux. Et le modèle devrait encore s’améliorer avec l’IA.
Levée de fonds en préparation
Tout juste rentrée du CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas, la start-up clermontoise prépare une levée de fonds afin de poursuivre son développement. "Nous cherchons des business angels pour nous accompagner et lancer une première vague de recrutement. Nous visons quatre embauches en R & D et communication", détaille Aurore Martinet, associée à Anatole Touvrey qui pilote l’architecture technique de la plateforme. Ce premier tour de financement, qui se poursuivra en fin d’année, devrait aussi permettre à la pépite d’élargir son catalogue. "Nous nous sommes lancés avec des fonctionnalités de base sur la niche du manga. Mais l’objectif, c’est d’ouvrir à tout le secteur de la Pop culture. Nous voulons devenir leader et fédérer ce milieu dans la seconde main", précise la fondatrice de 29 ans.
D’ici 3 à 5 ans, Meerai pourrait donc répertorier des figurines, des cartes à collectionner, des jeux vidéo, des vinyles… Avec l’ambition de dépasser les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires à 2030.