Il était invité à Artois Expo par le Medef Artois, présidé par Jean-Marc Devise. Geoffroy Roux de Bézieux, candidat à la présidence nationale du Medef, a présenté son programme. Retour sur quelques grandes idées.
Une crise de mutation
Geoffroy Roux de Bézieux a ouvert son discours sur le contexte économique : « Nous sommes dans une crise qui n'est pas conjoncturelle mais de mutation, très profonde, presque une révolution industrielle. Il ne suffit pas d'attendre que la croissance revienne, il faut revoir notre manière de travailler ». Le candidat a poursuivi en ajoutant
que, dans ce contexte, le Medef se doit de porter un message d'espoir : « Ce déclin n'est pas irréversible, il faut se réformer, comme l'a fait l'Allemagne ».
Les entrepreneurs avant tout
« Le Medef est le mouvement des entreprises de France, il doit devenir le mouvement des entrepreneurs de France ». Le candidat prône ainsi un Medef qui garde davantage un pied dans l'entreprise.
Libérer le travail
Un autre axe phare du candidat est le travail, qu'il affirme vouloir libérer. Il évoque une trop grande rigidité du CDI, au profit du recours au CDD et au détriment des populations les plus vulnérables. Il évoque également la nécessité de rendre plus modulable le PSE, de laisser les entreprises libres de fixer le temps de travail hebdomadaire. Il revient encore sur la nécessité d'alléger le coût du travail en transférant les charges finançant les prestations familiales sur d'autres sources (CSG et TVA).
Une gouvernance collégiale
Pour Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef ne doit pas gouverner seul s'il veut être, non pas le patron des patrons, mais le porte-parole de l'intérêt général des entrepreneurs. C'est pourquoi il propose l'élection de quatre vice-présidents couvrant les affaires sociales, les affaires internationales et l'export, l'économie et la fiscalité et enfin, les territoires.
L'image du patronat
Le candidat a à coeur d'accompagner l'image du patronat. « On se plaint de l'image négative des patrons mais beaucoup d'entre-eux mènent la politique de la chaise vide dans les médias. Les entreprises ont le droit et le devoir de prendre la parole. Les Medef régionaux et territoriaux ont un rôle à jouer dans cette sensibilisation ».
Le Medef Artois a accueilli en mai Geoffroy Roux de Bézieux, candidat à la présidence nationale du Medef.