Mécénat : Un pack breton pour la recherche scientifique

Mécénat : Un pack breton pour la recherche scientifique

Le nouveau fonds de dotation Bretagne Atlantique Ambition (BAA) a été lancé à Rennes ce jeudi 4 décembre en vue de soutenir de jeunes chercheurs, notamment en neurosciences. Deux groupes bretons sont membres fondateurs : Beaumanoir et Samsic.

Christian Roulleau et Roland Beaumanoir entendent montrer la voie. Respectivement P-dg des groupes bretons de propreté et de sécurité Samsic (70.000 salariés, 1,5 Md€ de CA) et de distribution textile Beaumanoir (13.000 salariés, 1,3 Md€), ils lancent le fonds de dotation Bretagne Atlantique Ambition. Leur implication financière sera de 50.000 euros par an sur cinq ans, soit à eux deux la somme de 500.000 euros de mécénat en faveur de la recherche scientifique. D'autres entrepreneurs mécènes vont suivre. On parle notamment de Jean-Marc Gandon (Biotrial) et du Quimpérois Verlingue. Louis Le Duff a également été sensibilisé à cette démarche innovante. "Il ne s'agit pas de remplacer l'Etat, précise Christian Roulleau. L'entrepreneur n'est pas celui qui reçoit, il a un don à donner et il sait aussi donner !" Et Roland Beaumanoir de préciser : "Il s'agit en aucun cas d'un acte publicitaire pour nos entreprises mais d'une démarche citoyenne totalement désintéressée."

Faire de Rennes un pôle mondial de référence
Présidé par Roland Beaumanoir, ce nouveau fonds a vocation à soutenir la recherche en neurosciences, par les jeunes chercheurs. "Nous avons un coup d'avance qui nous permettra de figurer parmi les meilleurs au monde", se félicite le professeur Gilles Edan, neurologue au CHU rennais et président de l'INCR, premier bénéficiaire de ce fonds qui s'inspire des réussites anglo-saxonnes. Les projets de recherche ne manquent pas : Alzheimer, épilepsie, sclérose en plaques, Parkinson... "La recherche doit progresser, il y a un énorme travail à faire et Rennes doit avoir des chances d'être dans la compétition mondiale." Objectif : "faire de Rennes un centre où l'on a l'ambition de faire progresser les jeunes chercheurs sur les maladies du cerveau." Gilles Edan rêve déjà d'un futur prix Nobel breton, probable grâce au travail actuel d'un chercheur sur un marqueur de l'épilepsie, utile pour prévenir les crises. Et citant le scientifique Pierre Teilhard de Chardin, de conclure : "Être plus, c'est s'unir davantage."

Ce réseau dépassera largement les frontières bretonnes pour s'élargir au Grand Ouest, à l'image de l'université Bretagne-Loire en gestation.

Rennes Saint-Malo