Mayamax : Concurrencer la Chine avec des chargeurs provençaux
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Mayamax : Concurrencer la Chine avec des chargeurs provençaux

Électronique Faire concurrence à la Chine avec du "made in Provence" ? C'est le pari de Mayamax, qui va ouvrir une usine de fabrication de chargeurs en Pays d'Aix.

Le pari de Mayamax est audacieux. L'entreprise gardannaise va créer sa propre unité de production de chargeurs de téléphones portables et autres appareils mobiles dans le Pays d'Aix, et damer ainsi le pion aux usines chinoises qui trustent historiquement ce marché. « À l'origine, nous commercialisions une gamme de chargeurs fabriqués en Chine, explique Cyril Castello, cogérant et directeur général de la société. À force de visiter des usines chinoises, où un très grand nombre d'opérations est encore réalisé à la main, nous nous sommes dit qu'il était invraisemblable de ne pas pouvoir automatiser une production aussi répétitive. Nous avons alors fait le tour des salons spécialisés, nous avons rencontré des ingénieurs de pointe, et il s'est avéré que ce qui semblait initialement impossible ne l'était pas du tout... »






Cinq millions de chargeurs/an

Deux ans de R & D plus tard, la première version du chargeur à production automatisable était née, sur la base d'une toute nouvelle architecture. « Après avoir levé des fonds (une enveloppe de « plusieurs millions d'euros » au montant exact non communiqué, Ndlr), nous nous sommes rapprochés d'un fabriquant de machines spéciales qui est en train de concevoir pour nous un outil d'assemblage unique au monde, se réjouit Cyril Castello. Nous l'installerons dans notre nouvelle unité de production, qui devrait être opérationnelle en novembre prochain à proximité d'Aix-en-Provence ». Une usine de 3.600 m² d'où pourraient sortir à terme plus de cinq millions de chargeurs "made in Provence" par an. « Notre concept relève du bon sens économique et va incontestablement dans le sens du progrès social, estime Cyril Castello. Nous remplaçons 300 Chinois par 30 Français et des robots. Nous pensons en effet qu'il vaut mieux robotiser que délocaliser. Puisque de toute façon, auparavant, cette production n'était pas faite en France, autant jouer avec nos armes afin de concurrencer la Chine ».




Prix compétitifs

Et le patron provençal de fourbir ses arguments : « La mécanisation de notre process nous permettra de proposer des prix très compétitifs. Le très léger surcoût sera aisément justifié par le bond technologique de nos chargeurs et par la qualité globale du produit. Clairement, nous garantissons une qualité que les Chinois ne peuvent pas garantir, et ce, à des prix très proches des prix chinois ». Le chef d'entreprise, qui a reçu en 2012 une enveloppe de 600.000 euros de la part d'Oséo, s'amuse du paradoxe : « Les Chinois ne comprennent pas comment nous allons nous y prendre. Certains voudraient même nous racheter notre technologie ! ». L'unité de production de Myamax fera travailler quinze personnes dans un premier temps, puis trente dès fin 2014. « Ensuite, nous réfléchirons à l'implantation d'une usine similaire aux États-Unis », glisse Cyril Castello avec confiance.

Mayamax Industrie



Gardanne Cyril Castello 7 salariés + consultants multicartes CA : n.c. www.mayamax.fr

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