Fondateur de la Botterie du Petit Cordonnier et de la marque «Max Estin 1961» «Faut-il être fou pour être chef d'entreprise?» A la question de l'économiste Philippe Bloch, Max Estin répond par l'affirmative: «Il faut une part de folie, d'acharnement et d'abnégation, c'est certain». Président de la commission Commerce de l'UPE 06, vice-président de la CGPME 06, Max Estin est également un homme de «philosophie» dont les réflexions l'ont amené à tester différentes stratégies pour maintenir son commerce à flot. Issu d'une famille de bottier cordonnier, il rejoint à 23 ans l'entreprise familiale, Au Petit Cordonnier, créée à Nice en 1967, qu'il n'a eu de cesse depuis de développer et de diversifier. «Le métier de cordonnier est amené à disparaître, les marges sont trop réduites » regrette-t-il. Aussi, après avoir développé avec son père jusqu'à sept magasins sur Nice, le dirigeant s'essaie-t-il dans les années 90 aux points de vente multiservices en grande surface. «Le multiservice permet le développement d'autres activités comme le métier des clés, beaucoup plus rentable.» Puis, à l'aube des années 2000, Max Estin amorce un nouveau virage et décide cette fois-ci de «sortir de l'artisanat pur» et de créer la marque de chaussures «La Botterie du Petit Cordonnier» devenue «Max Estin 1961» en 2008. Il fonde alors son activité autour de trois axes: la vente de chaussures haut de gamme et la création de modèles utilisant des matières nobles, tout en gardant, au fond de sa boutique du centre-ville niçois, un atelier de cordonnerie traditionnelle «nécessaire au développement et à la conceptualisation des produits». C'est ce nouveau modèle économique qui a permis à Max Estin de figurer parmi les 23 «Mercures d'Or», catégorie Innovation commerciale - Qualité, du 36e Challenge national du Commerce et des Services. Un concept que le dirigeant entend développer en franchise dès 2012. 8 salariés, 700 K€ de CA en 2010
- PROFIL