L’offre de Daniel Berrebi, dirigeant de Baja Ferries, serait la mieux placée et celle de Christian Garin, ancien président du Grand port maritime de Marseille, aurait été écartée. Le juge commissaire aurait de son côté estimé que l’offre du groupe Rocca serait la meilleure. Les élus du personnel, quant à eux, ont rejeté mardi dernier en comité d’entreprise l’ensemble des trois offres, considérant insuffisant le nombre de salariés repris (au mieux 900 sur 1.500).
Les lourdes sanctions qui plombaient l’avenir de la SNCM et qui ont précipité son redressement judiciaire, ont aujourd’hui été abandonnées par les institutions européennes. Quant à la délégation de service public (DSP), (une manne de 57 M d’euros par an jusqu’en 2024) attribuée dans le cadre de la continuité territoriale à la SNCM et à la Méridionale, elle demeure encore une incertitude. La CMN, dirigée par Marc Reverchon, tenue de reprendre la partie de la DSP liée à la SNCM, acceptera-t-elle de la « sous-déléguer » au futur repreneur de la compagnie marseillaise ? Dans leurs nouvelles offres, les trois candidats envisagent tous une sous-délégation de la DSP.
Le 7 avril dernier, le tribunal administratif de Bastia, suite à une plainte de la compagnie Corsica Ferries, a annulé la DSP à partir d’octobre 2016.
Le tribunal de commerce de Marseille a fixé son délibéré sur le dossier SNCM au 10 juin après avoir à nouveau étudié les nouveaux dossiers des trois repreneurs potentiels : Christian Garin (Med Partners), le Corse Patrick Rocca et Daniel Berrebi (groupe Baja Ferries).