La Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence (CCIM-P) a décidé d’interpeller les intercommunalités des Bouches-du-Rhône, dont les décisions ont conduit à ce qu’elle considère comme étant « une augmentation intolérable » de la Contribution foncière des entreprises (CFE). Et de préciser avec désarrois que « certains ressortissants ont vu leur taxe augmenter de 577% ».
La CCIM-P demande ainsi aux collectivités locales concernées, pour 2012, de « réinjecter le trop-perçu dans des actions collectives de soutien aux commerces et aux entreprises », et pour 2013, de « réduire la pression fiscale, soit en baissant les taux d'imposition, soit en diminuant le ticket minimum ».
Pour Jacques Pfister, président de la CCIM-P, « en cette période de difficultés économique, il convient que nos élus soient les ambassadeurs des commerces et des entreprises auprès des intercommunalités, afin de rétablir une équité fiscale indispensable à la pérennité de nos commerces et de nos entreprises ».
Notons qu’il y a quelques jours, Magali Giovannangeli, présidente de la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, avait expliqué « comprendre la colère des entrepreneurs concernés » et avait annoncé deux volontés d’actions : d’une part, une demande « d’abrogation de la loi » et d’autre part, « à un niveau local et plus immédiat, une remise à plat de l’ensemble de ce dispositif ».
> Ici notre précédent dossier national sur la CFE