Le procureur de la république, Brice Robin, a ainsi demandé que soit organisé un nouvel appel à candidatures pour la reprise de la compagnie. Les trois offres, de Daniel Berrebi (groupe Baja Ferries), de Christian Garin (Med Partners) et du corse Patrick Rocca ayant été jugés « insatisfaisantes ». Les élus du comité d’entreprise de la SNCM avaient voté la veille contre ces trois offres, jugeant qu’elles ne préservaient pas suffisamment l’emploi. La meilleure des trois propositions en terme d’emplois ne conservant que 897 salariés sur les 1.500 que compte l’entreprise. Le redressement judiciaire de la compagnie pourrait ainsi être prolongé jusqu’au mois de septembre. Les candidats, qui espéraient voir le dossier bouclé avant le début de la haute saison, n’ont pas caché leur désappointement.
Ce nouveau délai pose également des problèmes de trésorerie à la compagnie. D’autant que le tribunal administratif de Bastia a annulé le 7 avril dernier la délégation de service public (DSP) accordée à la compagnie maritime marseillaise, la SNCM et à la Méridionale, remettant en question les 96 M d’euros annuels de subvention liés à la DSP.
La décision a été mise en délibéré sous quinzaine.
Nouveau rebondissement dans le dossier SNCM. Le tribunal de commerce de Marseille qui s’est réuni mercredi 22 avril, notamment afin d’étudier les offres de reprise de la compagnie maritime marseillaise en redressement depuis le 28 novembre, a finalement refusé de rencontrer les candidats repreneurs, jugeant leurs offres « insatisfaisantes ».