L’entreprise bénéficie désormais d’une période d’observation de six mois pour trouver un repreneur. Pour les syndicats, le redressement judiciaire est un « pas de plus vers la liquidation ». De son côté, Roland Blum, adjoint au maire de Marseille, délégué aux finances, au budget et au port, a accusé l’Etat d’avoir conduit la compagnie au bord du gouffre : « Depuis deux ans, le gouvernement avait la possibilité de préparer, en liaison avec les organisations syndicales, un plan de reprise de la SNCM dans le cadre d'un projet industriel négocié avec les autorités européennes, pour les condamnations qui avaient été prononcées à son encontre. Or, rien de tel n'a été fait. Dans cette affaire, qui est un scandale d’État, les socialistes ont menti au personnel de la SNCM et continuent de le faire aujourd'hui, en faisant miroiter l’existence de repreneurs. Comment croire le gouvernement quand lui-même et l'actionnaire majoritaire refusent de financer une période d'observation de six mois permettant la négociation d'un plan de reprise ? ».
De son côté, début septembre, l’UPE 13 soulignait qu’il existait effectivement des offres de reprise, dont certaines crédibles, dans le dossier de la SNCM. La subvention de la continuité territoriale est le véritable enjeu de la reprise. La délégation de service public détenue par la SNCM jusqu’en 2022, pourrait en effet ne pas être transmise à un éventuel repreneur.