En octobre 2002, le ministre de l’industrie, François Barouin, avait accordé à la société anglaise TGS-Nopec un permis, dit « Rhône maritime » l’autorisant à chercher des hydrocarbures liquides ou gazeux sur une zone de 25.000 km2 située à 50 km de Marseille et à 25 km de Toulon. En 2006, le permis a été prolongé jusque fin 2010 et transmis ensuite à la société écossaise Melrose. A la fin 2011, lorsque le sujet des forages est revenu sur le devant de la scène, le gouvernement, sous la pression de l'opinion publique, a choisi de suspendre les permis. C'est cette suspension que la décision récente du Conseil d’Etat juge irrégulière. Toutefois,cette décision contraint simplement le ministère de l’écologie à répondre à Melrose Mediterranean Limited sur sa demande de prolongation. Cet arrêt ne préjuge pas du jugement sur le fond et sur la légalité des droits à procéder à ces forages exploratoires. Pour MML ces forages représenteraient un investissement de 100 millions de dollars. Le forage s'effectuerait par 2.500 m de profpondeur. Les élus marseillais s’opposent à ces recherches d’autant que depuis 2012, le territoire des calanques est devenu un Parc national.
Le Conseil d’Etat vient de juger irrégulière la suspension des permis de prospection de la société britannique Melrose Mediterranean Limited, décrétée unilatéralement par le gouvernement en 2012, alors qu’un permis d’exploration avait été attribué en 2002.