Marseille : Jean-Louis Levet promeut la coopération franco-algérienne

Marseille : Jean-Louis Levet promeut la coopération franco-algérienne

COMMERCE EXTERIEUR. Le haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne était le 30 janvier l'invité de la CCIR à Marseille.

Pour Jean-Louis Levet, haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, la Cité phocéenne était une étape incontournable. « Marseille est une ville branchée sur le Maghreb », résume-t-il. Il a donc naturellement répondu à l'invitation de la CCIR Paca le 30 janvier dernier. Une visite qui lui a permis de détailler aux entrepreneurs de la région la feuille de route de la mission qui lui a été confiée. « Elle s'inscrit dans la déclaration d'Alger signée le 19 décembre 2012 par François Hollande et Abdelaziz Bouteflika. Pour la première fois depuis 1962, elle reconnaît Paris-Alger comme un axe central pour réguler la Méditerranée occidentale, un axe aussi important que Paris-Berlin. Elle souligne également qu'il faut arrêter de regarder l'avenir dans le rétroviseur et qu'il faut jouer sur la coopération en matière de recherche ou d'enseignement supérieur ». Outre l'installation d'un Comité mixte économique franco-algérien, Nicole Bricq et Arnaud Montebourg ont choisi de nommer Jean-Louis Levet pour que cette coopération prenne corps.










« Un climat de confiance et des premiers résultats »



Trois priorités lui ont alors été données. « Cela porte tout d'abord sur tout ce qui touche à la formation professionnelle en lien avec le développement industriel. Il s'agit aussi de développer des infrastructures techniques et technologiques pour les entreprises, et des partenariats de coproduction et colalisation entre entreprises françaises et algériennes. » Concrètement, Jean-Louis Levet part ainsi « des attentes et des besoins algériens pour mettre en face des entreprises françaises ». « Ce n'est pas la même chose que de partir avec des entreprises à la conquête d'un marché ». Nommé pour une durée initiale d'un an, il dresse d'ores et déjà un bilan positif de sa mission. « On a un climat de confiance qui s'est installé avec les interlocuteurs et des premiers résultats. » Deux entreprises de Paca ont déjà pris pied en Algérie. Tout d'abord, la Skema Business School Paca, issue de la fusion du Ceram de Nice et l'Ecole supérieure de Commerce de Lille, est l'opérateur qui réalisera une école de management industriel. Toujours en matière de formation professionnelle, l'Agence des Villes et Territoires Méditerranéens Durables (Avitem), installée à Marseille, a été désignée pour réaliser une étude de faisabilité portant sur la création d'un Institut national de la logistique.