Comme l’an dernier où il avait dévoilé 130 millions d’euros d’investissement en France, le groupe Mars s’est montré fidèle au sommet Choose France pour annoncer plus de 100 millions d’euros d’investissements afin de moderniser ses sites industriels. "La France est un hub essentiel pour Mars en Europe et je suis fier que nous continuions à investir pour moderniser et étendre notre présence locale", a indiqué Poul Weihrauch, PDG de Mars, présent ce lundi 19 mai à Versailles aux côtés de Laure Mahé, nouvelle PDG de Mars Pet Nutrition France-Benelux et porte-parole de Mars en France.
Berceau du géant américain de l’agroalimentaire depuis 1967, l’Alsace bénéficiera d’une enveloppe de 43 millions d’euros pour 2025 pour ses quatre sites de production. Le reste concerne ses usines d’Aimargues (Gard) pour 32 millions d’euros, de Cambrai (Hauts-de-France) pour 23 millions d’euros et de Saint-Denis-de-l’Hôtel (Loiret) pour 7 millions.
Une rallonge de 16 millions d’euros pour le site de Haguenau
La firme, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 2,9 milliards d’euros en 2024, avait déjà procédé à un investissement de 32 millions d’euros, l’an dernier, pour maintenir la compétitivité de ses sites alsaciens qui comptent 1 300 collaborateurs. Pour 2025, une rallonge de 16 millions d’euros doit permettre au site de Haguenau (Bas-Rhin), qui abrite également le siège social de Mars Wrigley France, de finaliser la localisation d’un équipement essentiel au grillage des cacahuètes de M & M’S Peanut, ultime étape pour maîtriser l’ensemble de la production. En plus de la construction d’un nouveau bâtiment de 4 200 m² dédié à cette activité actuellement effectuée aux Pays Bas, l’investissement annoncé servira à moderniser le système de froid industriel du site. Ceci afin de réduire sa consommation d’électricité de 16 % et d’eau à hauteur de 33 %.
Ernolsheim-Bruche appelé à devenir une vitrine européenne pour le bien-être animal
Treize millions d’euros seront injectés à Ernolsheim-Bruche (Bas-Rhin) afin d’accélérer la transformation digitale du site qui produit des aliments humides pour chiens et chats avec la mise en œuvre d’une démarche Smart Factory (usine "intelligente"). L’objectif étant d’en faire une vitrine européenne de l’industrie 4.0 grâce à l’intégration de caméras pour détecter les fuites sur les lignes de production, d’outils de suivi en temps réel de la performance, de systèmes de mesure pour optimiser la consommation d’énergie, de plateformes numériques pour le pilotage des compétences, et à la digitalisation des routines de travail.
Des évolutions de poste mais pas de créations d’emplois
Seule usine Mars en Europe à produire des barres glacées avec plusieurs brevets déposés, le site de Steinbourg hérite de 7 millions d’euros pour la modernisation d’une ligne de production. Ceci afin de répondre à l’évolution de la demande des marchés européens puisque 66 % de la production part à l’export. Enfin, le site de Biesheim (Haut-Rhin) qui produit 15 000 tonnes de bases de chewing-gums par an, se voit octroyer deux millions d’euros pour moderniser son outil de production. Enfin, cinq millions d’euros serviront à moderniser les bureaux et à améliorer la qualité de vie au travail des salariés du siège haguenovien. S’ils visent à contribuer à l’atteinte de l’objectif collectif du géant américain de zéro émission nette d’ici 2050, ces investissements ne devraient pas générer de créations d’emplois mais davantage d’évolutions de postes en Alsace.