43 millions d’euros d’investissements de Mars, la reprise de l’équipementier Bagster par l’italien Acerbis, 14 millions d’euros investis par Unilever dans l’Oise… : ces quelques exemples font partie des 1 878 décisions d’investissements internationales en France, recensées par Business France pour 2025. Cumulées, elles vont permettre la création ou le maintien de 48 000 emplois dans l’hexagone.
+ 2 % par rapport à 2024
"Dans un contexte de concurrence internationale accrue et de fortes tensions géopolitiques, la France démontre une nouvelle fois sa capacité à rester dans la course", estime Nicolas Forissier, ministre du Commerce extérieur et de l’attractivité, dans un communiqué.
Par rapport à 2024, le bilan est en progression de 2 % en nombre de projets d’investissement étranger. La majorité des projets proviennent de l’Union européenne (72 %) mais les États-Unis restent le premier contributeur en nombre d’emplois. Le bras de fer entre l’Union européenne et Donald Trump sur les droits de douane ne semble donc pas avoir tari les projets américains en France.
De nombreuses créations de site
Les types de projets d’investissements sont majoritairement des créations de sites, avec 1 161 intentions d’investissements soit 62 % du total. Les extensions représentent 563 projets soit 30 %.
Si les reprises ne représentent que 3 % des projets, ces derniers ont "joué un rôle déterminant dans la préservation du tissu industriel et des emplois : 48 sites en procédure de redressement économique ont été repris, permettant de sauvegarder 5 249 emplois", note Business France.
Certains secteurs restent plus attractifs
Dans l’industrie, le secteur préféré des investisseurs est l’automobile, qui représente 15 % des projets industriels et 24 % des emplois.
Si certains secteurs sont favoris comme l’intelligence artificielle, la santé, les mobilités décarbonées et les énergies renouvelables, d’autres sont marqués par des transitions (économiques, énergétiques) importantes. C’est le cas de la métallurgie et du papier-carton pour lesquels l’objectif sera, selon Business France, de réussir à "préserver les investissements existants".