Makurazaki : Une usine japonaise à Concarneau
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Makurazaki : Une usine japonaise à Concarneau

AGROALIMENTAIRE L'entreprise japonaise envisage de construire son usine européenne à Concarneau. Dix emplois sont prévus dans les trois ans.

La coopérative japonaise Makurazaki construira, d'ici trois ans, une nouvelle usine de production à Concarneau. À la clé, au moins une dizaine d'emplois. Makurazaki est une société coopérative japonaise, fédérant 55 entreprises, et spécialisée dans la transformation de bonite (poisson de la famille du thon) en Katsuobushi, un condiment de base de la cuisine japonaise. « C'est comme si on annonçait la construction d'une usine de galette saucisse ici. C'est un produit traditionnel très utilisé. En effet, le produit fabriqué est à la base de la cuisine japonaise », commente Vincent Chamaret, directeur général de Bretagne Commerce International.




Répondre au marché européen

Cette décision d'implantation, qui devrait porter sur 600 m² construits ZAC de Colguen, dans l'agglomération concarnoise, est née de la volonté de la coopérative japonaise de s'implanter en Europe pour répondre à un marché européen très demandeur. « Cela sera même la première usine en Europe pour eux », détaille Vincent Chamaret. Mais qu'est-ce qui a pu convaincre cette société de venir s'implanter si loin ? « Il y a tout d'abord l'image de Concarneau et de la France. Historiquement, la ville est très liée à la pêche du thon, même s'il n'y en a plus aujourd'hui. Beaucoup de thoniers étaient enregistrés à Concarneau. De ce fait, la ville dispose d'infrastructures frigorifiques importantes et facilement mobilisables. » Cet investissement a été accompagné par l'Agence française pour les investissements internationaux (Afii), Bretagne commerce international et Concarneau Cornouaille Agglomération.




Un investissement rapide

« Seulement une année s'est écoulée entre les premières négociations et la contractualisation. C'est exceptionnellement rapide pour une décision aussi importante, analyse Vincent Chamaret. Normalement, le processus peut prendre deux ans. Mais dans notre cas, les décideurs ont été motivés notamment par la réactivité des intermédiaires et la croissance de la demande sur les marchés européens. » Ce projet d'usine devrait être bénéfique pour l'économie cornouaillaise, bien au-delà des emplois créés. En effet, la transformation de la bonite nécessite un fumage au bois. Et c'est la ressource cornouaillaise qui sera employée, avec une contractualisation sur le tonnage exploité (montant encore inconnu). Vincent Chamaret rappelle que cette « décision d'investissement confirme l'attractivité du site "France" pour les investissements étrangers dans le domaine industriel. Il y a beaucoup de rencontres et de demandes d'informations, mais peu de contractualisations. La Bretagne compte 21 entreprises japonaises, représentant environ 3.000 emplois ».

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