Le constructeur de maisons individuelles quimpérois Maisons de l’Avenir vient de déménager deux de ses implantations, à Rezé (Loire-Atlantique) et Pacé (Ille-et-Vilaine). Deux opérations qui ont pour but de moderniser l’image de l’entreprise, en même temps que de moderniser ses locaux.
Bientôt une ouverture en région bauloise
"Nous avons entrepris de rénover l’ensemble de notre parc de 11 agences il y a trois ans. Nous en sommes à plus de 80 % réalisés aujourd’hui. La prochaine et dernière agence sera celle de Vannes, qui sera transférée dans un nouveau local cette année. Ensuite en 2027 ou 2028, nous pourrons penser à une implantation supplémentaire pour nous déporter sur la côte Atlantique, vers La Baule", annonce Hermann Genouel, le président de ce groupe familial fondé en 1952.
360 000 euros investis en Ille-et-Vilaine
En Ille-et-Vilaine, notamment, l’entreprise a quitté des bureaux peu accessibles, peu visibles et à l’image plus "industrielle" à Cesson-Sévigné pour un espace entièrement rénové à Pacé, inauguré début février 2026. L’investissement de 360 000 euros montre tout le savoir-faire de Maisons de l’Avenir en matière de locaux professionnels : isolation, matériaux, équipements énergétiques… "C’est d’autant plus important pour nous que nous nous sommes ouverts il y a quelques années au marché du B to B, et que nous souhaitons le développer davantage. Ces modernisations participent à asseoir davantage notre notoriété", souligne Hermann Genouel.
Ce marché du B to B est en croissance chez Maisons de l’Avenir. "Il représente 7 à 8 % de notre chiffre d’affaires de 28 millions d’euros. En 2024, c’était plutôt 5 %. La relance de notre activité de construction de maisons en bois l’an dernier a aussi participé à la croissance du marché des professionnels, car ils sont sensibles à notre engagement pour l’environnement."
Viser les 50 % de l’activité en dehors de la CMI
Ce nouveau segment du B to B est, avec la rénovation et les extensions (14 % du CA), un axe fort de diversification pour le CMIste. C’est ce qui lui permet de sortir son épingle du jeu dans un contexte difficile pour la construction de maisons individuelles. Entre 2022 et 2024, la construction de maisons a en effet chuté de 50 % en France, confortant la PME bretonne dans son choix de diversifier son portefeuille de clientèle. Il lui faut plus que jamais s’adapter pour résister. "Même si le marché des maisons individuelles a redémarré en 2025 (+ 28 % en France et même + 35 % pour Maisons de l’Avenir, NDLR), à terme, nous aimerions réaliser 50 % de notre activité avec la rénovation, l’extension et le B to B. Notre ambition est de continuer d’aller chercher ce chiffre d’affaires qui nous permet de faire la différence", indique Hermann Genouel. Pour cela, Maisons de l’Avenir, qui emploie 70 salariés, recrute d’ailleurs trois nouveaux collaborateurs pour la partie rénovation.