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Maisons de l’Avenir accélère sur les maisons à ossature bois
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Maisons de l’Avenir accélère sur les maisons à ossature bois

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Dans un contexte compliqué pour la construction individuelle, le constructeur finistérien Maisons de l’Avenir tire son épingle du jeu avec une stratégie de diversification et une organisation repensée. Pour continuer à se développer, il mise notamment sur sa nouvelle offre de maisons à ossature bois.

Hermann Genouel (à gauche), président de Maisons de l’Avenir, et François Ouary, directeur d’exploitation, devant la nouvelle agence brestoise du groupe — Photo : Jean-Marc Le Droff

Alors que le secteur de la construction subit une crise généralisée, le groupe finistérien Maisons de l’Avenir parvient à limiter la casse avec un chiffre d’affaires de 29 millions d’euros en 2024, contre 32 millions en 2023. Des chiffres à mettre en perspective avec ceux de 2021, où le groupe affichait seulement 23 millions de chiffre d’affaires. Alors que de nombreux concurrents peinent à survivre, Maisons de l’Avenir affiche 239 maisons livrées en 2024, et vise une progression de ses livraisons en 2025.

Diversification et maillage du territoire

Parmi les raisons de cette résilience : la diversification amorcée dès 2010 avec l’acquisition de CMO, une entreprise morbihannaise spécialisée en rénovation et extension. Un segment qui représente aujourd’hui près de 20 % du chiffre d’affaires sur l’activité auprès des particuliers, cette dernière représentant 92 % de l’activité du groupe.

Ce virage stratégique s’est récemment accompagné d’une refonte de l’organisation interne et d’investissements dans des locaux mieux situés, plus visibles et plus fonctionnels. À Brest, 250 000 € ont ainsi été investis pour regrouper les équipes commerciales et techniques sous un même toit. "C’est important pour nous de continuer à bouger, même dans une période compliquée", estime Hermann Genouel, le président de ce groupe familial fondé en 1952. Une dynamique également reproduite à Rennes, Nantes et Saint-Brieuc, pour une enveloppe globale de 650 000 euros. En parallèle, une dizaine d’embauches sont prévues cette année.

Maisons bois : un retour stratégique soutenu par un outil industriel

Mais la grande nouveauté pour Maisons de l’Avenir en 2025, c’est surtout son retour à la maison en bois, un segment qu’elle avait exploré en 2010 mais qu’elle avait rapidement abandonné après la crise de 2014. Le contexte ayant évolué, notamment avec l’entrée en vigueur de la RE2020 et la réduction des écarts de coûts entre construction bois et construction traditionnelle, l’entreprise relance cette offre avec des objectifs ambitieux. "Aujourd’hui, l’écart de coût entre une construction traditionnelle et une construction bois est de l’ordre de 5 à 10 %, contre 20 à 25 % il y a une dizaine d’années. Et avec les gains de temps sur les chantiers et un plus faible impact environnemental, c’est une solution très attractive pour les clients", souligne François Ouary, récemment promu directeur d’exploitation.

Ce renouveau s’appuie aussi sur le nouvel outil industriel d’Hexaôm, la maison mère du groupe Maison de l’Avenir, qui a récemment racheté une usine en partenariat avec Trecobat. Située près de Bourges, l’usine peut produire jusqu’à 1 000 maisons à ossature bois par an. "C’est une association intelligente. Trecobat apporte son expertise en production, et Hexaôm se charge de la commercialisation", se félicite Hermann Genouel.

Deux gammes sont désormais proposées : Bâti Origin, une offre premium, et Maison de l’Avenir Bois, une gamme plus accessible. "On vise 20 % de notre activité autour de la construction bois d’ici trois ans. C’est ambitieux mais raisonnable compte tenu de la demande et de notre organisation ", confie Hermann Genouel, qui prépare une première vague de commercialisation dès septembre.

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