«Sans la réglementation contre la chrysomèle qui impose de consacrer un sixième de l'exploitation à d'autres cultures, je serais resté en monoculture», affirme Raymond Rebert, exploitant de l'EARL Le Maronnier, à Volgelsheim. Cultivant exclusivement du maïs depuis 1983, il a dû passer en polyculture l'an dernier. Il produit désormais du blé sur 13 hectares, du soja (23 hectares) et du maïs (113 hectares). À cause de cette contrainte réglementaire, il perd de l'argent. «Les rendements du maïs sont très peu fluctuants: de plus ou moins 5% d'une année sur l'autre, alors que le blé peut varier de 25%», souligne Raymond Rebert. Ses rendements s'élèvent à 130 quintaux à l'hectare pour le maïs, 30 à 35 quintaux pour le soja et 80 pour le blé. En plus de cette baisse de rendements due à la réduction de la surface consacrée au maïs, le céréalier doit faire face à la fluctuation des prix: «C'est aujourd'hui le principal souci des exploitants. C'est difficile à gérer car nous n'avons pas de visibilité à long terme. Les choix politiques actuels ne permettent plus de garantir un prix minimum. Nous sommes désormais sur un prix mondial. Nous acceptons les fluctuations de prix, mais nous ne pouvons pas lutter contre l'Argentine, l'Australie ou l'Italie qui font de l'agriculture intensive et qui n'ont pas les mêmes contraintes que nous». En 2009, le maïs était la première richesse du département du Haut-Rhin (hors viticulture) avec 89,4millions d'euros rapportés. Mais les exploitants sont inquiets.
Si le maïs reste la richesse prédominante du département, il est confronté au problème de la fluctuation des cours et de la chrysomèle.