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À Lyon, un pacte mondial pour les diagnostics propulsé par le G7 et soutenu par bioMérieux
Lyon # Pharmacie # Écosystème et Territoire

À Lyon, un pacte mondial pour les diagnostics propulsé par le G7 et soutenu par bioMérieux

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À l’occasion du G7 One Health Summit organisé à Lyon qui se déroule les 6 et 7 avril, plus de vingt acteurs internationaux, dont le lyonnais bioMérieux, annoncent un pacte inédit pour accélérer l’accès aux diagnostics. Une initiative stratégique, soutenue par Emmanuel Macron, qui place la capitale des sciences du vivant au cœur des réponses aux menaces sanitaires mondiales.

Le siège de bioMérieux à Marcy-l’Etoile dans la métropole e Lyon. Spécialiste du diagnostic in vitro et de l’infectiologie, bioMérieux veut jouer un rôle clé dans la santé globale — Photo : www.noelbouchut.com - noel bouchut

Lyon s’impose, le temps du G7 One Health Summit, comme l’épicentre mondial de la lutte contre les menaces sanitaires. C’est dans la capitale des sciences du vivant qu’a été dévoilé, ce 7 avril, un Pacte mondial pour l’accès aux diagnostics, réunissant plus de vingt partenaires internationaux (Novo Nordisk Foundation, laboratoires Roche, Ceva Animal Health, Infectious Diseases Society of America, etc.) issus de la recherche, de l’industrie et des organisations de santé.

La présence annoncée d’Emmanuel Macron souligne la portée politique de l’événement, alors que les enjeux sanitaires prennent une dimension stratégique à l’échelle mondiale. Face à l’accélération des risques — résistance aux antimicrobiens, zoonoses, impacts du changement climatique — les signataires entendent faire des outils de diagnostic un levier central de la réponse.

Au cœur de cette mobilisation, un acteur lyonnais de premier plan : bioMérieux (4,07 Md€ de CA en 2025 ; 13 700 salariés dans le monde), dirigé par Alexandre Mérieux. Spécialiste du diagnostic in vitro et de l’infectiologie, le groupe implanté à Marcy-l’Etoile, à proximité du campus de VetAgro Sup, incarne l’expertise locale dans un domaine devenu critique depuis la pandémie de Covid-19. Sa participation au pacte illustre le rôle clé de l’écosystème lyonnais, où se concentrent laboratoires, industriels et centres de recherche dédiés aux maladies infectieuses.

Permettre une détection plus précoce

Le pacte vise à combler des lacunes persistantes. Dans de nombreuses régions du monde, les capacités de détection des agents pathogènes restent limitées, ralentissant la prise en charge des patients et favorisant l’usage inapproprié d’antibiotiques. Résultat : une aggravation de la résistance antimicrobienne et une détection tardive des épidémies.

Pour y remédier, les partenaires s’engagent sur quatre axes : élargir l’accès à des diagnostics de qualité, renforcer leur bon usage, accélérer l’innovation via la R & D et mieux intégrer ces outils dans les systèmes de santé. L’objectif est clair : permettre une détection plus précoce, améliorer la précision des traitements et renforcer la surveillance des pathogènes à l’échelle mondiale.

De l’humain au pangolin, tous reliés

Cette approche s’inscrit dans la logique " One Health ", qui relie santé humaine, animale et environnementale. Une vision systémique particulièrement incarnée à Lyon, où institutions publiques et acteurs privés collaborent de longue date sur ces enjeux.

Au-delà des annonces, le pacte se veut opérationnel. Les organisations signataires prévoient de travailler avec les gouvernements et les instances internationales, dont le G7, pour inscrire durablement les diagnostics dans les politiques de santé et les mécanismes de financement.

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