Après plusieurs mois de stagnation, le taux de chômage a légèrement baissé, en mars, au Luxembourg, pour repasser en dessous de la barre des 7%, à 6,9% (de la population active). Le recul est de 2,1%, sur un an. Du mieux donc. Mais on est loin des 2% que le pays a connu, avant la crise. D'où la nécessité pour le gouvernement et les acteurs concernés de rester mobiliser et de prendre des initiatives. La dernière en date remonte au début du mois de mai avec la signature d'une convention liant l'Adem (Agence pour le développement de l'emploi, l'équivalent de Pole Emploi), la Chambre des métiers et le ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire. Le partenariat prévoit une collaboration plus étroite en matière de formation et de communication, entre les différents partenaires.
Former et informer
En ce qui concerne la formation initiale, Roland Kuhn, le président de la Chambre des Métiers a précisé qu'« une collaboration étroite entre le service d'orientation professionnelle de l'Adem et la Chambre des métiers sera instaurée. En effet, notre but commun est de réduire le nombre de demandes et d'offres d'apprentissage non satisfaites ». En matière de formation continue, la Chambre des Métiers s'engage à accueillir des demandeurs d'emplois dans le cadre des différentes formations qu'elle pilote, l'Adem s'attachant, de son côté, à organiser la sélection des demandeurs d'emplois susceptibles de suivre ces formations. « Ces actions seront possibles grâce à un soutien mutuel des initiatives proposées par les deux entités et à un échange régulier sur le terrain entre les conseillers de la Chambre des métiers et les agents de l'Adem », a indiqué Nicolas Schmit, le ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire, lors de la signature de la convention. Une occasion également saisie pour rappeler que le Luxembourg a développé un programme national intitulé « Entreprises, partenaires pour l'emploi », qui vise à faciliter l'insertion professionnelle des demandeurs d'emploi.
La Chambre prend donc ses responsabilités en la matière. Et offre des perspectives. Mais comme en France, l'artisanat luxembourgeois souffre de préjugés et véhicule malgré lui une image fréquemment négative, « principalement induite par une méconnaissance des activités », précise la Chambre. Pour séduire, elle déploie également un important programme de sensibilisation et d'information. La Chambre des Métiers regroupe plus de 6.300 entreprises occupant 80.000 personnes. En 2014, le nombre de ses entreprises a progressé de quelque 270 unités (+4%) et l'emploi a affiché une hausse de l'ordre de 2.250 personnes (+3%).