Les élus locaux sont déjà mobilisés, mais c'est l'échelon national que les syndicalistes souhaitent faire bouger pour défendre la candidature du site PSA de Trémery. En lice contre le site de Vigo, en Espagne, les deux usines sont candidates pour obtenir la nouvelle ligne de production du moteur EB Turbo Pure Tech.
Ce 19 mars, une délégation syndicale sera reçue à Bercy par le ministre de l'Economie et de l'Industrie, Emmanuel Macron. « Nous avons obtenu un rendez-vous. Cela n'a pas été facile mais nous avons réussi : les salariés de PSA Trémery pourront faire entendre leur message directement à Emmanuel Macron », explique avec satisfaction Serge Maffi, délégué du SIA-GSEA, syndicat majoritaire à l'usine PSA Trémery.
Selon les syndicats, ce « rendez-vous avec le ministre de l'Economie pourrait faire pencher la balance en faveur du site de Trémery ». De son côté, le président du Conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, a rappelé dans un communiqué que « les responsables des collectivités locales – Conseil général de la Moselle, Communauté d’Agglomération de Metz, Ville de Metz, Communauté de Communes des Rives de Moselle et le Conseil Régional de Lorraine avec l’Etat en région, ont eu l’occasion de signifier à M. Carlos Tavares, président de PSA Peugeot Citroën, leur soutien plein et entier en faveur de la production du projet de développement d’une nouvelle ligne de nouveau moteur à essence version turbo sur les sites mosellans de Trémery et Borny ».
Pour le site lorrain, qui écoule 80% de sa production dans le diesel, obtenir ce moteur essence est un enjeu très important pour rééquilibrer son activité vers les moteurs essence, motorisation qui permet de respecter les futures normes européennes en matière d'émission. L'investissement qui en découlera, soit environ 150 M€, est une assurance de la pérennité de l'usine et des 5.000 emplois directs.