Lorraine : La vente de l'usine Tata Steel de Hayange pourrait intervenir en juin

Lorraine : La vente de l'usine Tata Steel de Hayange pourrait intervenir en juin

Gérard Glas, président Tata Steel France Rail, s'est rendu dans l'usine de Hayange pour faire le point sur les discussions en cours avec Gary Klesch, repreneur potentiel des sites vendus par le géant indien.

Arès avoir investi 50 millions d’euros depuis 2011 pour produire des rails plus longs et plus résistants dans son usine de Hayange (450 salariés, CA 2013 : 239 Millions d'euros), Tata Steel a décidé courant octobre de vendre son activité produits longs en Europe, dont fait partie l'usine mosellane, bien qu'elle soit le seul site du géant indien à dégager des bénéfices (14 Millions d'euros en 2014). « C'est surtout la partie poutrelles, qui n'est pas produite en France, qui est déficitaire », précise Gérard Glas, président Tata Steel France Rail.

Dans le cadre de cette cession, un seul repreneur potentiel est évoqué, il s'agit de Gary Klesch. L'homme d'affaires est connu en France pour avoir tenté de reprendre Kem One, pôle vinylique du groupe chimique Arkema. L'opération s'était soldée par un redressement judiciaire. Gérard Glas a précisé que « le prix de vente des produits longs en Europe de Tata Steel devrait être fixé d'ici fin février. Nous avons signé un "memorandum of understanding" en octobre avec Gary Klesch. Aujourd'hui, 70% des diligences ont été réalisées. Après validation de Bruxelles, la vente pourrait intervenir en juin. »

Gérard Glas a toutefois précisé que « la vente pouvait aussi très bien ne pas se faire ! » Ce qui n'est pas pour rassurer les 450 salariés hayangeois, qui demandent des garanties au groupe financier américain Klesch, tout comme le Préfet de la Moselle Nacer Meddah, qui s'est engagé à suivre les négociations.

L'usine de Hayange produit des rails d'une longueur de 108 mètres. Elle vise pour 2015 335.000 tonnes de rails produites. 70 % de la production est exportée. Son principal client dans l'Hexagone est la SNCF.