Tous les professionnels qui ont un contrat d’électricité pour une puissance souscrite supérieure à 36kVA sont concernés : « Soit plus de 875 collectivités et plus de 3.000 entreprises sur le grand Est », souligne Yves Chevillon, directeur chez EDF au sein de la direction commerce pour la région Est.
Concrètement, au 1er janvier 2016, tous ces clients devront avoir signé une offre de marché : pas de risque de coupure, mais l’offre transitoire sur laquelle les plus négligeants seront basculés porte bien son nom. « Ce n’est pas une offre commerciale » insiste Yves Chevillon. « Ce n’est pas notre meilleure proposition et elle ne dure que 6 mois. »
Pour le fournisseur historique, le moment est important : « Nos concurrents font très bien leur travail et nous savons qu’ils sont là », lâche Yves Chevillon. Cette disparition des tarifs réglementés ne bouleverse pas pour autant le marché : « On serait tenté de dire quoi de nouveau ? Et je crois que cette posture est la bonne », souligne Yves Chevillon. « Les entreprises constatent que nous leur fournissons de l’électricité depuis des années sans incident dans une immense majorité des cas. Nous sommes victime de notre succès : si les choses ont toujours marché comme ça, pourquoi changer ? »
Mais le législateur n’a que faire des postures culturelles et le marché de l’électricité a commencé son ouverture à la concurrence de puis 1999. A ceux qui seraient tentés de céder à des offres alléchantes, Yves Chevillon rappelle : « Pour nous, comme pour nos concurrents, le sourcing est le même. Il n’existe pas d’électricité vendue 20% moins cher comme par miracle. » Mais la période est plutôt favorable pour obtenir un prix intéressant, d’après Yves Chevillon : « Il ne devrait pas y avoir de grosses fluctuations pendant quelques temps encore ».