L’agence Adecco Medical de Nancy a signé quatre CDI intérimaires ces deux derniers mois, de quoi s’agit-il exactement ?
Ce sont des contrats de techniciens de laboratoire pour l’EFS (Établissement français du sang). Les quatre salariés étaient déjà en poste en intérim, ils ont désormais la sécurité du CDI, et une fois cette mission longue achevée, ils auront la garantie d’être soit affectés à une nouvelle mission, soit en tout cas, d’obtenir un salaire minium fixe à la fin du mois. Pour le client, l’intérêt est d’avoir l’assurance que notre salarié ne pourra pas partir du jour au lendemain, pour un poste différent.
Le groupe Adecco se détourne ainsi de son cœur de métier qu’est l’intérim ?
Depuis la loi Borloo de 2005, nous avons le droit de porter des offres de CDD et CDI, nous ne sommes plus axés sur l’intérim, mais nous sommes désormais des agences d’emploi. La différence avec ces contrats CDI intérimaires, c’est que nous fonctionnons un peu comme des agences de consulting, la personne est salarié chez nous, nos clients nous fournissent la « lettre de mission », nous nous mettons d’accord sur les critères de choix, comme notamment un périmètre sur lequel le salarié s’engage à pouvoir se déplacer.
Avez-vous des objectifs chiffrés sur ce nouveau contrat CDI intérimaire ?
Pas spécifiquement au sein de notre agence, mais Adecco France (CA 2013 : 4,7 Mds¤, 5.100 collaborateurs) a déjà signé plus de 400 contrats depuis mars2014. À terme, le groupe se donne pour objectif de créer 3.000 à 5.000 CDI intérimaires, sur les 20.000 annoncés par la profession.