Loire : La grosse colère des patrons

Loire : La grosse colère des patrons

C'est probablement une première dans la Loire. Ce lundi 19 novembre au matin, à 11 heures, des centaines de chefs d'entreprise, artisans, commerçants... se sont donnés rendez-vous devant le siège de Saint-Etienne Métropole, avenue Grüner.

A l'appel de l'UPA, de la Capeb, la CGAD, la Fascaps, Cnams, et de la CGPME, des opérations escargots sont en cours sur les princpaux axes routiers de l'agglomération. Du côté de Loire Forez, des actions sont également en cours de préparation.

Au coeur de la polémique, la CFE, la fameuse contribution foncière des entreprises. Cette taxe, qui a succédé à la taxe professionnelle depuis deux ans, devait permettre un allégement des taxes pesant sur les entreprises. Sauf que, du fait de changements de mode de calcul, cette taxe a explosé cette année pour certaines catégories de professionnels.



Maurice Vincent, le président de Saint-Etienne métropole, a rencontré les représentants des principaux syndicats patronaux vendredi pour leur expliquer les mécanismes, des mécanismes externes à l'agglomération, selon lui. Sans succès puisqu'ils ont décidé de maintenir leur manifestation. Le sénateur maire de Saint-Etienne s'est engagé à les recevoir de nouveau ce lundi matin.




Pas d'anticipation


« La hausse de la CFE que nous avons votée en septembre dernier devait impacter, à la marge, 1.000 contribuables professionnels. En réalité, ce sont 5.000 contribuables qui sont touchés dont 1.500 de façon très importante. Mais cela n'a rien à voir avec notre hausse de 4%. C'est la loi et le nouveau mode de calcul qui sont en cause. En modifiant les bases, nous ne pouvions pas savoir, à ce moment-là, que cela aurait de telles conséquences. Le problème est que la CFE est basée sur un chiffre d'affaires. Or, il ne signifie pas la même chose pour un artisan, un commerçant ou une profession libérale», a rappelé Maurice Vincent.



Pour certaines entreprises de l'agglomération stéphanoise, comme sur d'autres territoires, la CFE a explosé de près de 500% cette année ! « Nous ne pouvons pas accepter que des élus votent des taux sans anticiper ce qu'il se passerait ensuite. C'est simplement inadmissible », s'emporte Daniel Villareale, le président de la CGPME Loire. Le Medef Loire, de son côté, n'a pas souhaité s'associer à la manifestation. Le mouvement patronal souhaite se faire entendre par d'autres canaux. Très mobilisé depuis un an sur ce sujet, le Medef Loire présidé par Eric le Jouen travaille notamment à une pétition nationale.