À quoi reconnaît-on un business-angel d'un autre organisme de financement? À son investissement... physique. «Nous avons mis une partie de notre capital dans l'entreprise. Nous avons donc envie de voir ce qui s'y passe. C'est la différence avec les autres structures qui accompagnent les entreprises». Pour Jean-François Chevallier, président de Logoden, c'est ainsi que se justifie l'implication des membres du réseau, alors qu'il animait une réunion d'information, le mois dernier à la CCI de Rennes Bretagne. Logoden, un nom désormais bien connu des milieux économiques locaux. Ce réseau de 35 patrons d'Ille-et-Vilaine peut se targuer d'avoir accompagné, depuis trois ans, une douzaine de porteurs de projets. Ticket moyen: 100 K€, pour trois investisseurs. «La fourchette basse par investisseur est de 8.000€», précise Jean-François Chevallier. Côté porteur de projet, on apprécie le contact avec les business-angels. Pour le financement, bien sûr, mais aussi pour le conseil et l'accompagnement. Et notamment chez les créateurs d'entreprises.
«Amorçage délaissé par les banquiers»
«Le marché de l'amorçage en capitaux est totalement délaissé par les acteurs bancaires et autres organismes», témoigne Serge Soulet, P-dg de Refresh IT Solutions. Un éditeur de logiciels rennais épaulé aujourd'hui par plusieurs business-angels dont Jean-Yves Ruaudel. Conclusion, «les business-angels sont vraiment la solution pour amorcer des fonds auprès d'entreprises pas encore matures», poursuit Serge Soulet. Les chiffres le confirment. Dans la très grande majorité, les TPE accompagnées par Logoden ont moins de deux ans.
www.logodenparticipations.com
Réunis le mois dernier, les business-angels ont tenté de convaincre d'autres patrons d'investir une partie de leur patrimoine dans des jeunes sociétés.