Lionel Lapras (pôle SCS) : "Le contexte nous est favorable"

Lionel Lapras (pôle SCS) : "Le contexte nous est favorable"

IoT, Big data, cyber sécurité... Ce sont là quelques-uns des sujets stratégiques inscrits sur la feuille de route de la nouvelle gouvernance du pôle de compétitivité SCS, élue le 16 juin dernier et présidée par Lionel Lapras. Le directeur du site HPE sophipolitain succède à Laurent Boust pour un mandat de deux ans.

Lionel Lapras ne déroge pas à la tradition qui veut qu'un président nouvellement élu s'inscrive dans la continuité de son prédécesseur. « On va poursuivre le travail entamé », confirme le directeur du site Hewlett-Packard Entreprises de Sophia Antipolis, élu le 16 juin à la présidence du pôle de compétitivité Solutions Communicantes Sécurisées (SCS). Aux côtés des vice-présidents Loïc Hamon (Inside Secure) et Moussa Belkhiter (NXP Semiconductors), Lionel Lapras déroule donc une feuille de route où l'Internet des objets côtoie en toute logique le Big data et la cyber sécurité, le tout appliqué aux secteurs stratégiques du territoire, de l'industrie du futur au véhicule connecté, sans oublier la fameuse Smart City qui tient salon (Innovative City) à l'Acropolis de Nice les 5 et 6 juillet. L'occasion pour le pôle SCS de mettre en lumière "l'excellence" de 25 de ses entreprises membres, au total plus de 300 dont les deux tiers sont des startup et PME.

Trois grands axes de travail

Durant son mandat de deux ans, Lionel Lapras entend donc « poursuivre le travail entamé sur le Big data et le faire évoluer vers la science des données et l'Intelligence Artificielle ». À cet égard, un travail de cartographie des compétences va être mené. Il s’agira aussi « de renforcer les activités sur la cyber sécurité et de développer opérationnellement l’axe IoT. L’objectif étant de générer des avancées technologiques mais aussi d'aider les PME et start-ups membres du pôle à valoriser et déployer leurs innovations. » Voilà pour les grandes lignes.

Un contexte favorable

Et puis, il y a le contexte - politique d'abord. « On note une convergence d'éléments favorables », avance Lionel Lapras. Des « attentions affichées du gouvernement de développer les entreprises, de créer un climat plus favorable au marché de l'emploi, à l'innovation, aux technologies », aux récentes nominations « qui laissent présager plus d'emphases sur certains domaines comme le numérique avec, probablement, une ambition d'industrialiser les fruits de la recherche [...] tout cela concoure à l'émergence d'un cadre très favorable au soutien des activités auxquelles s'attachent les pôles de compétitivité en général et SCS en particulier ».

Naissance d'une filière ?

Le contexte - local cette fois-ci - semble lui aussi ouvert avec, entre autres, l'arrivée de Renault sur la technopole de Sophia Antipolis. « Quand on regarde le discours de Renault sur sa reprise des activités d'Intel à Sophia, on y lit une vraie volonté de construire une filière autour du véhicule autonome. Pour SCS, c'est une très belle opportunité de constituer un écosystème autour de cette activité, un peu comme cela a été fait dans les années 90 autour des activités de Texas Instruments dans le GSM ou de Gemplus sur la carte à puce, contribuant ainsi à donner naissance aux filières régionales microélectronique et sans-contact ». Et le président de poursuivre : « Renault vient trouver ici des compétences opérationnelles, un environnement industriel et de recherche dans la connectivité, le multimédia, les capteurs, la cyber sécurité, la science des données ou encore l’IA, les grands sujets de SCS », note son président. Une manière déguisée d'appeler le constructeur automobile, une fois installé, à rejoindre le pôle de compétitivité mondial.