2024 fut une année mouvementée pour Lifebloom, start-up installée à Loos, près de Lille (Nord). Après une présentation à la presse en septembre de son dispositif d’aide à la marche, un mixte entre exosquelette et fauteuil roulant, l’entreprise s’est vue décerner le prix dans la catégorie produit médical, lors du Palmarès des entreprises innovantes en Hauts-de-France fin décembre, organisé par HDFID. Lifebloom s’est illustrée parmi 193 entreprises candidates. Coup double puisque la start-up a également décroché en décembre le prix du Plateau technique du futur lors de la Conférence des directeurs généraux des centres hospitaliers universitaires.
"C’est une belle reconnaissance, concède Damien Roche, le dirigeant. Les choses s’accélèrent depuis quelques mois alors qu’il y a deux mois et demi à peine, on n’existait pas encore, du moins publiquement." Car, l’idée de cette unité d’aide à la mobilité germe en 2016 lorsqu’un proche de Damien Roche est victime d’un accident. "Alors qu’il a voulu se lever de son fauteuil, il a chuté. Il y avait un écueil quant à la mobilisation des patients hors séance de kinésithérapie", observe-t-il. En 2019, il lance Lifebloom, implantée sur les campus de l’Institut Pasteur de Lille et du CHU de Lille.
Après six années de recherche et 5 millions d’euros d’investissement, Lifebloom est en mesure de proposer une alternative à la vie assise en fauteuil et permettre aux patients de marcher seuls et de (re) vivre debout avec plus d’autonomie.
Accélérer l’industrialisation
Ciblant les établissements de santé, la medtech souhaite également démocratiser ses solutions pour permettre aux particuliers de disposer directement des appareils (aujourd’hui, les particuliers peuvent tester la technologie à Lille). Pour ce faire, l’entreprise va muscler ses capacités de production. "Nous allons passer en phase d’industrialisation à l’horizon 2026 pour, dans un premier temps équiper tous les centres hospitaliers et ensuite être en mesure de permettre également aux particuliers de s’équiper", indique Damien Roche.
Se tourner vers l’export
Actuellement en levée de fonds, un tour a été ouvert en ce début d’année, Lifebloom espère doubler ses effectifs et passer à une vingtaine de personnes prochainement. Même s’il ne veut pas s’avancer davantage, le fondateur évoque "un chiffre d’affaires significatif après le lancement récent de la commercialisation". Il réfléchit d’ores et déjà à l’export du dispositif. "Je viens de rentrer d’une vingtaine de jours en Amérique du Nord et au Canada en fin d’année pour justement prendre connaissance de ce marché et réfléchir à une stratégie adaptée", précise-t-il.