Ne parlez plus de Lille I, Lille II et Lille III, mais bien de l'Université de Lille. Effective en 2018, la fusion des trois universités lilloises est déjà une réalité en cette rentrée 2015. Les trois établissements ont d'ailleurs prévu de multiplier les évènements communs tout au long de cette année universitaires, pour d'ores et déjà mettre en oeuvre le rapprochement entre la fac de Sciences Humaines et Sociales, celle de Sciences et Technologies, et celle de Droit et Santé.
L'année dernière, les trois facultés lilloises ont accueilli près de 64.000 étudiants, dont 7500 étrangers toutes disciplines confondues. Ils devraient être encore plus nombreux cette année, le nombre d'inscrits augmentant de 3% à chaque rentrée. Des effectifs qui place l'université lilloise parmi les cinq plus importantes de France.
Les présidents des différentes universités ont également tenu à rappeler le bon taux d'insertion professionnelle de leurs établissements avec 90% des diplômés ayant trouvé un emploi à l'issue de leurs études. Côté taux de réussite, les chiffres sont moins bons, du moins sur le papier: entre 1/3 et 1/4 des étudiants seulement obtiennent leur licence en trois ans. "Mais beaucoup d'étudiants travaillent, ont des contraintes personnelles qui font qu'ils ne vont pas aussi vite qu'ils le devraiet ou pourraient", souligne Fabienne Blaise, la présidente de Lille III. "N'en déplaise au ministère, réussir sa licence en quatre ans, ce n'est pas échouer. Le mode de calcul de ces chiffres devrait d'ailleurs bientôt évoluer."
Vers l'Idex
Mais le gros morceau qui attend cette année l'université lilloise, c'est bien sûr la dernière ligne droite pour être labellisée Idex. Préselectionnée l'année dernière, l'université prépare avec soin son dossier de candidature, qui sera déposé fin octobre. L'université entend bien actionner tous les leviers à sa disposition, auprès des acteurs économiques et politiques de la région, pour que sa candidature soit soutenue par le plus grand nombre.
La réponse tombera en février. Si elle est positive, c'est 15 millions d'euros par an qui seront alloués à l'université lilloise et à ses laboratoires de recherche. Une manne qui lui donnera les moyens de ses ambitions, à savoir, devenir une grande université à l'échelle européenne.