Le Journal des Entreprises et ses partenaires ont organisé, le 16 octobre 2025, à la Maison de l'Entrepreneuriat et des Transitions de Saint-Herblain (44) la cérémonie de remise des prix de la sixième édition des Trophées Industrie Grand Ouest.
Des trophées qui distinguent chaque année des entreprises bretonnes, normandes et des Pays de la Loire, exemplaires en matière d’ancrage territorial, de transitions et d’innovation… Cette cérémonie qui s'est déroulée à la CCI de Nantes-Saint-Nazaire accueillait comme grand témoin, devant un large public, Christine Riou-Feron, présidente du groupe normand Riou Glass. La dirigeante de l'ETI familiale qui fabrique et transforme le verre a transmis en ouverture de la soirée son retour d'expérience à la tête d'un groupe industriel de 1400 salariés, qui réalise 270 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, mais également en Belgique et en Espagne.
Les partenaires des Trophées ont ensuite récompensé les six lauréats mis à l'honneur cette année.
Le Grand Prix 2025 décerné à Tricots Saint James
Labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant, l’industriel normand Tricots Saint James remporte le Grand Prix 2025 des Trophées Industrie Grand Ouest. Ayant son siège social dans la Manche, le groupe de 450 salariés exporte ses marinières, pulls marins et ses cabans dans le monde entier, réalisant 40 % de son chiffre d’affaires (65 M€) à l’export. "Nous sommes le seul acteur du prêt-à-porter français à fabriquer plus de 70 % de nos produits en France", souligne Luc Lesénécal, président du groupe et farouche défenseur du made in France. L’ETI créée en 1889 a engagé un important programme d’investissement pour moderniser son outil de production et, notamment, renouveler sur quatre ans son parc de 100 métiers à tricoter, le plus important d’Europe.
Le prix de l’ancrage territorial pour Cofidur
L’entreprise mayennaise Cofidur (500 salariés, 80 M€ de CA), qui fabrique des cartes électroniques, a reçu le prix de l’ancrage territorial. Cotée en Bourse depuis 1991, rachetée par 7 de ses cadres, l’entreprise a engagé des investissements sur ses sites de production de Laval et de Périgueux (Dordogne) pour accroître ses capacités et racheté, en 2024, la PME nantaise Seico pour gagner en agilité. Ces dernières années, Cofidur a relocalisé en France la fabrication de centraux téléphoniques pour Alcatel-Lucent. "Pour y parvenir, il a fallu revoir le modèle économique avec le client et gagner en efficience", explique Laurent Dupoiron, président de Cofidur.
Technature reçoit le prix de l’industrie de demain
Le prix de l’industrie de demain a été remis à la société bretonne Technature (200 salariés, 28 M€ de CA), façonnier cosmétique pour les grandes marques du secteur. Sa forte croissance repose sur l’export (55 % du CA) et l’innovation, avec un laboratoire de R & D qui mobilise 16 % des effectifs. "Notre force, c’est de savoir explorer des pistes originales en allant chercher des inspirations bien au-delà de notre secteur", explique Pierre Morvan, président de Technature. L’entreprise inaugurera en fin d’année une troisième usine à Brest. Cet investissement de 11 millions d’euros devrait générer 60 à 80 emplois supplémentaires et doubler ses capacités de production.
Brangeon remporte le trophée de l’industrie durable
Le trophée de l’industrie durable a été remporté par le groupe angevin Brangeon (1 600 salariés, 285 M€ de CA), spécialisé dans le transport, la logistique et le recyclage. Tout récemment, l’entreprise familiale a inauguré au nord de Cholet (49) le site Ecotri représentant un investissement de 22 millions d’euros. Cet équipement, unique en Europe, permet de revaloriser au moins 80 % de déchets ultimes en matières premières secondaires ou en combustible solide de récupération, alternative aux combustibles fossiles. Ecotri utilise des technologies innovantes, notamment le tri robotisé, via l’IA.
Coup de cœur du jury pour Sigmaphi
Le prix Coup de cœur du jury a été attribué à la société morbihannaise Sigmaphi (150 salariés, 21 M€ de CA), qui conçoit et fabrique des électroaimants pour accélérateurs de particules, en ciblant les centres de recherche, le traitement du cancer, l’industrie et la fusion nucléaire. La PME a investi 11 M€ dans la construction d’une nouvelle usine de 7 000 m² à Saint-Avé (56), avec l’ambition de porter son chiffre d’affaires à 30 millions d’euros d’ici à trois ans, en créant une trentaine d’emplois.
Prix Start-up pour Gazotech
Le prix Start-up a mis à l’honneur, après vote du public, la jeune pousse nantaise Gazotech. Fondée en 2019 par Maël Disa-Vingataramin, la start-up nantaise a mis au point un procédé thermochimique (la pyrogazéification) qui convertit des résidus forestiers ou des résidus agricoles secs en un gaz de synthèse.