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Les sous-traitants en électronique développent une application pour maîtriser les coûts
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Les sous-traitants en électronique développent une application pour maîtriser les coûts

Le syndicat de la sous-traitance électronique, dont le siège est dans le Finistère, a reçu un prix lors du Midest, le salon du secteur, pour une application qu'il a mise au point.

Une application pour connaître la structure de ses coûts et mieux fixer ses prix. C'est e-Ficio, l'idée développée par le Syndicat national des entreprises de sous-traitance électronique (Snese). « C'est assez simple, mais cela n'existait pas sous cette forme », explique Richard Crétier, le délégué général du syndicat professionnel basé à Landrevarzec, dans le Finistère. L'application a reçu un prix spécial lors du salon parisien de la sous-traitance, le Midest, début décembre.

Personnalisé et confidentiel

« On est parti d'un constat : malgré une croissance du secteur, grâce aux objets connectés notamment, les marges des entreprises, des PME surtout, baissent. » Le syndicat a donc travaillé pendant trois ans avec un groupe de trois entreprises adhérentes : Alliansys (Honfleur, 14), Tech Power electronics (Courlaoux, 29) et Efficience (Claville, 27). Deux ans de conception, un an de tests et un investissement de 300 000 euros ont été nécessaires.

Le patron ou le service comptabilité peuvent rentrer les coûts (achats, électricité, salaires, charges patronales, etc.) en toute confidentialité pour connaître le point d'équilibre. « On ne fixe pas les coûts ou les prix pour la profession, ce qui serait une entente illicite. L'analyse est vraiment personnalisée », ajoute Richard Crétier, qui estime à trois ou quatre jours de travail le temps nécessaire pour regrouper et rentrer l'ensemble des données (capacité de production des machines, salaires, électricité, achats, etc.)

Objectif : convaincre les adhérents

Pour le délégué général, l'application permet de mieux contrôler ses marges, de s'assurer de ne pas vendre ou de proposer des services auprès des donneurs d'ordre à perte. « C'est aussi un moyen, pour les PME, de peser dans les négociations, chiffres à l'appui. Ils peuvent dire : " Stop, cela met en péril l'entreprise " », considère-t-il. Disponible depuis quelques semaines, e-Ficio a pour l'instant convaincu sept entreprises. L'objectif est d'équiper tous les adhérents.

« C'est le début. Il faut encore convaincre car beaucoup de patrons sont encore persuadés de ne pas avoir besoin de ce genre d'outil de pilotage de leur entreprise. Pourtant on voit que les marges sont grignotées tous les ans. » La licence est de 500 euros par an et par licence pour une entreprise adhérente, 2000 euros pour les non-adhérentes. « Cela reste un investissement rentable, même à ce prix. C'est un outil qui n'existe pas sous cette forme très personnalisable et simple d'utilisation pour les PME », souligne Richard Crétier.

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